Revival Rock

When passion rules the game. I ain´t got no control, when my heart´s in flames.
 
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Nothing happened to rock 'n' roll, it's right fuckin here!

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MessageSujet: Nothing happened to rock 'n' roll, it's right fuckin here! Ven 6 Jan - 21:10







Nothing happened to rock 'n' roll, it's right fuckin here!

Parmi le nombre surprenant de choses intéressantes que l'année 2010 nous avait livrées, le premier album solo d’Owen Campbell brillait d'une flamme qui lui était propre. L’Artiste parvenait à produire quelque chose d'inhabituel en partant d'un héritage qui couvrait les trente dernières années du meilleur du rock’n’roll. Il prit la distorsion des groupes psychédéliques, la densité mélodique écrasante du shoe-gazing, les rythmes sur-vitaminés du rock et la violence du punk pour accoucher d'un résultat d'une cohésion stupéfiante. Cette année 2012 commence de la meilleure des façons en nous offrant le second album d’Owen Campbell, qui dés la vue de la pochette, représente une menace face à la platitude pénible de la scène actuelle. Enfin, le temps d’écouter de la vraie bonne musique Rock a sonné!

La première chose à souligner est que Campbell évolue dans une sphère d'une rage qui n'a d'égale que sa classe hallucinante, comme si ce type cherchait à compenser ses airs d'épouvantail à travers un son qui réussit le tour de force de rester élégant dans ses moments les plus durs et de conserver une originalité malgré des influences évidentes. Cette musique a quelque chose de très introspectif. Semblant explorer des états d'âmes couleur nuit. A chaque morceau, un mal semble vouloir être expié, soulagé. Livingstone, à présent l’unique batteur de Campbell semble avoir trouvé le style qui colle au mieux aux rythmes jouissifs de son instrument. La basse de Forbes prend de plus en plus d’ampleur sur les morceaux. Le chant mêle lancinance et sursaut de révolte contenu mais ne se fait jamais plaintif. Les riffs de guitares toujours classes ! Dès le début de l'album quand Campbell lance ses premiers mots dans « Stop : We don't like you ; we just want to try you. » (Littéralement : « On ne vous aime pas ; on veut juste voir ce que vous valez »), sa voix est naturelle et parfaitement posée, la guitare est langoureuse et crasseuse à souhait et l'ensemble mélodique monte progressivement en puissance pour conférer au morceau d’une densité diabolique malgré ses riffs entraînants.

La suite arrive avec « Love Burns », laissez-moi avouer que je suis absolument fan de la façon avec laquelle la chanson se lance. La composition fait partie de ces chansons Rock que tout le monde peut apprécier et écouter en ayant envie de bouger du pied et de la tête. S’en suit une nouvelle collaboration avec Théa Callahan sur Done All Wrong. Cette fois-ci néanmoins, la jeune femme ne joue pas la pianiste, elle laisse sa voix se mélanger à celle de Campbell pour donner lieu à un morceau très doux. De nouveau, une collaboration réussite ! Cette douceur ne dure que le temps d’une chanson, la suite laisse place à un tout autre paysage. Ca va vite et fort, mais droit, sans s’égarer et sans fioritures. Un Berlin de grosse facture et un Weapon of choice d’anthologie se pressent en rangs serrés pour enfoncer le clou et convaincre définitivement que le boss du rock est de retour. Berlin, où Campbell prend ses airs de routard à l’œil sombre et verse dans le déhanchement vocal suggestif (voire carrément explicite, à force d’être suggestif), et vient s’écorcher la gorge sur un refrain en « Suicide’s easy, what happened to the revolution ? » - oui, Owen est toujours aussi doué dans l’art du slogan facile-mais-efficace-et-en-plus-ça-sonne-bien, ce qu’il confirme en martelant des « I won’t waste it, I won’t waste it, I won’t waste my love on a nation » on ne peut plus d’actualité tout le long de Weapon Of Choice.

Mais que dire de la bombe « Whatever Happened To My Rock N Roll », qui dès la première écoute nous fait taper du pied. Le son y est vif mais déjà obscur, les lignes de guitares s'entremêlent et se superposent dans un magma sonic d'une redoutable efficacité. Un morceau indéniablement abouti, et constituant une nouvelle expérience sexuelle, mentale, psychologique et musicale dans la vie de toutes adeptes de la religion musicale...

« I fell in love with the sweet sensation
I gave my heart to a simple chord
I gave my soul to a new religion
Whatever happened to you?
Whatever happened to our rock'n'roll?
Whatever happened to my rock'n'roll? »

Nothing happened to rock 'n' roll, it's right fuckin here! Le décor change pourtant suite à l’enchainement de ces trois tires qui valent totalement le détour. « Weight Of The World », ballade folk absolument magnifique. Un véritable morceau country/blues tombe ensuite dans nos oreilles entre ces musiques plus planantes. Cette piste n’est autre qu’ « Ain’t No Easy Way », une véritable réussite sur le plan musical. Et puis, voilà qu’arrive le titre qui, déclare Campbell, lui correspond le mieux, et ce titre n’est autre que « Suddenly », sa mélodie rare, sa ligne de synthé sombre, ses paroles énigmatiques. Difficile de savoir qui est vraiment Owen Campbell au travers de cette chanson qui est celle à parler le mieux de lui. « Window », le premier qui ose dire du mal de cette chanson ferait bien de s’enterrer vivant et dés maintenant. Rythmée par un piano rageur, probablement le meilleur titre de la galette, qui démontre la volonté du musicien de ne pas s'enfermer dans une niche garage rock mais de s'ouvrir à la pop : recherche mélodique, modulation de la voix et guitares en cascades, une vraie perle !

« American X » déjà incontournable chez les amateurs du genre n’invente pas grand chose, mais cela n’en fait pas moins un morceau de bravoure, qui pendant près de 10 minutes concentre, distille et étire jusqu’à ses plus extrêmes limites l’essentiel de ce qui fait que Owen Campbell est Owen Campbell, et pas autre chose : superbe farouche, basse hypnotique, guitares sinueuses, paroles sombres teintées de mysticisme désillusionné se mêlent et se fondent en un magma mouvant et captivant, lourd et animé, vivant par lui-même et semblant dépasser très largement ceux qui en sont à l’origine et qui sont, là, plongés dans une transe fiévreuse. Et une voix qui se murmure en point final sur « The Line/Open Invitation » - ultime pièce de l’album -, se mue en prêche habité. Campbell a vu la lumière. Oh, pas de blabla christian reborn, ici. Non, The Line et ses huit minutes parlent de cette lumière ocre, poussiéreuse qui se dégage des déserts bordant ces routes chaotiques d’une existence qu’on ne connait presque pas, que l’énigmatique musicien et ses séides ont si souvent traversé. « And we may never be here again », feule Campbell en outro de l’album. Tout ça prouve que Campbell maîtrise l’art de la conclusion tout autant que celui de l’introduction, ce qui est déjà beaucoup. Surtout qu’entre les deux, il n y a rien à dire. Ce second album est une pure réussite indiscutable et magistrale. « The Line » est tout simplement intemporel ! Chapeau bas, l’Artiste !

Damian A. Henley
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