Revival Rock

When passion rules the game. I ain´t got no control, when my heart´s in flames.
 
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Time is running out | Elliott

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MessageSujet: Time is running out | Elliott Lun 1 Oct - 20:22


Elliott & Dex'

Et voilà. Je me suis encore laissé faire. Comme d’habitude. Ma bonté me perdra, un jour. Sérieusement ! Et maintenant, je suis en retard. Et agacé. Certes, je pense que Elliott commence à comprendre que être à l’heure n’est pas dans ma nature, si ça se trouve il se demande même si je sais ce que ça veut dire ! Mais cela n’empêche rien. Le pire, c’est que c’est plus fort que moi ! Ce n’est pas de la mauvaise volonté ! Mais en même temps, je n’allais pas dire non à Austin, ça fait longtemps qu’on s’était pas vu. Ça m’a fait plaisir. Pourtant, je lui ai dis qu’il fallait pas trop que je traîne, mais je me suis laissé aller et au final je n’ai pas vu l’heure passer. Mais il a fallu que William je-suis-une-pauvre-tâche Castle se pointe. Et si ça m’a permis de lancer un coup d’œil irrité sur mon portable et remarquer qu’il fallait vraiment que j’y aille, ça m’a aussi profondément énervé. Je veux dire, pourquoi faut-il qu’il y ait toujours quelque chose qui foire, quand une journée s’annonce pourtant extra ? C’est peut-être dans mes gènes, ça, par contre.

Les écouteurs enfoncés dans les oreilles, le skate à la main et mon sac de cours défoncé sur l’épaule, je m’introduis dans la rame de métro en soupirant. C’est loin d’être le moyen de transport que je préfère, mais au moins comme cela je vais minimiser le retard. Allant jusqu’au fond du wagon, je m’assois et m’enfonce dans un siège, rabattant ma capuche.

« Dîtes… » fis-je à ma voisine qui me regarde comme si j’étais un gangster. « Vous me rappelez de descendre dans dix stations s’il vous plait ? » Le moment de surprise passé, elle acquiesce et je lui adresse un sourire éclatant, avant de tourner mon visage vers la vitre, et laisser mon regard errer dans le tourbillon de mes pensées. Il faudra que je pense à aller développer mes photos demain… Si je trouve le temps. Et que je trouve un cadeau pour l’anniversaire de mon cousin. Galère… Un moment, je me demande ce que fait Elliott. Et je me pose aussi la question de savoir pourquoi il s’obstine à vouloir me réapprendre à jouer du piano alors que, c’est clair, je suis un cas désespéré. Et puis, pourquoi moi j’accepte toujours de revenir, au fond ? Le problème c’est que j’aimerais que tout vienne tout de suite alors qu’il faut du temps. Et la patience, ça me connait pas, ou peu. Quand je vois Elliott je me dis mais comment il fait pour ne pas péter les plombs, parfois ? Même avec moi, je veux dire ? J’ai tendance à être imbuvable quand je n’arrive pas à faire quelque chose. En l’occurrence, jouer du piano. Mais bon, d’un autre côté, ça m’arrange qu’il me supporte, parce que je rigole bien avec lui. Parce que c’est quelqu’un de vrai, je crois. Ses priorités sont toutes autres que celles du commun des mortels. Je pense que c’est parce qu’il est aveugle. On doit voir les choses différemment, quand c’est le cas…

J’écarquille les yeux brusquement et m’insulte intérieurement en secouant vigoureusement la tête de gauche à droite. Voilà. Quand je dis que je suis un cas social. Y a que moi pour faire des jeux de mots pourris comme cela sans même m’en rendre compte et sans même le vouloir. En plus, je dis n’importe quoi. Il a les mêmes envies que tout le monde. Ce que je veux dire, c’est qu’il a une façon de faire différente…

Parfois, je me désespère. Je lève les yeux au ciel devant ma propre idiotie, et croise mes bras sur mon torse, fermant les yeux.

« Jeune homme ???? Jeune homme ??? »

Je grogne et finis par rouvrir les yeux brusquement, lançant un air hagard à ma voisine de métro. « Nous avons dépassé votre station de quelques arrêts, je crois… » me fait-elle avec un air désolé. Je lance un regard à la station à laquelle on vient de s’arrêter. « Mais putaiiiiiin ! » Je me lève brusquement, remercie en vitesse la vieille femme, bouscule trois personnes et parvient à descendre avant que le métro ne se remette en marche…. Je m’insupporte. Mais comment font donc les gens?

Je pique un sprint dans les escalators, m’élance sur mon skate dans les rues, et manque de me rétamer en m’arrêtant brutalement devant une grande surface. Acheter des bières. C’est le bon plan ça. Regarde, je suis en retard, mais j’ai acheté de quoi boire ! Infaillible ! (Ou pas, d’ailleurs, mais après tout, il m’en voudra pas). Une dizaine de minutes plus tard et je ressors du supermarché avec mon butin. Pourquoi suis-je TOUJOURS si désorganisé ? Je décide de laisser cette question en suspend, de toute façon je ne pense pas qu’un jour je trouve la réponse. Je suis comme ça il va bien falloir que je m’y fasse.

Avec un grand sourire de victoire, je sonne à la porte de chez Elliott et ne lui laisse pas le temps de parler lorsqu’il m’ouvre.

« C’est moiiiii ! Avec seulement … » je lance un coup d’œil à ma montre « trente-six minutes et quarante secondes de retard…. Mais j’ai un pack de bières ! » fis-je avec le plus grand sérieux. « Je suis désolé, j’ai pas vu le temps passer, je suis allé boire un verre avec un pote, quand William pauvre tâche Castle s’est pointé, donc je me suis rappelé qu’il fallait que je parte et j’ai pris le métro pour venir mais je me suis endormi et j’ai loupé la station et après…. Bref ! Comment ça va aujourd’hui ? »

J’ai des moments, comme ça, où je sais plus m’arrêter. Je ne comprends pas très bien pourquoi, mais c’est un fait.


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Dernière édition par Vuk D. Montgomery le Mar 2 Oct - 19:53, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Time is running out | Elliott Mar 2 Oct - 17:13

    Tendrement les mains du pianiste effleurent les touches du piano noir. Un soupir entre les lignes, la partition, un prélude de Bach version jazzy donne ces lueurs du jour l’illusion d’un mirage, d’un rêve d’enfance. Lentement les sons se transforment, un rythme différent s’élève dans cet endroit magique. Des sons graves s’échappent du violoncelle sur lequel l’archet glisse, laissant aux notes blanches, noires, rondes, sourdre des plaintes musicales. Il se dégage une ambiance très élégante dans ce lieu aux banquettes de moleskine rouge, les volutes de fumée jouant le blues, le saxo d’une piste enregistrée en arrière plan rajoutant une touche nostalgique. Les doigts se font caresse, les musiciens se livrent à un corps à corps avec leurs instruments. De mélopée le rythme s’accélère, les corps se frôlent dans cette brume ambiante. Magie de la musique, magie des notes…Arrangement en noir et blanc pour une partition de tendresse. Un prélude comme une étude. Savante, Spontanée, Enivrante, Déchaînée, Staccato, Pizzicato. Qui finit. Tendre étreinte en adagio. Infini. En douce plainte…

    Unique moment ou il peut se sentir totalement à l’aise avec son environnement. C’est entouré de ses sons, en compagnie de son piano qu’Elliott puisse se laisser aller intégralement. Et parfois, certains souvenirs jaillissaient, lui revenaient en tête. Vous pouvez imaginer, un gosse de quelques années à peine, se mettre face à une glace, attendant que celle-ci reflète son visage. Il était englouti de crainte et d’angoisse quand il se présentait devant un miroir. À chaque réveil le matin, à chaque instant de la journée, durant des années, il se disait que sa vue allait peut-être revenir. Il espérait de toutes ses forces, de toute son âme, puis un jour Elliott s’est résigné, il s’est fait une raison. Il a fini par comprendre qu’il ne verra qu’un trou noir pour le reste de sa vie, le néant en quelque sorte. Il apprit alors à être autonome, à n’avoir besoin de personne. Il sait tout faire, il se débrouille du mieux qu’il peut en s’aidant de ces autres sens. Son souci d'autosuffisance est remarquable. Il préfère ne faire appel aux autres qu'en cas d'extrême nécessité. Dans les situations difficiles‚ Elliott s’arrange avec les moyens dont il dispose. Il lui importe de régler ses problèmes personnels en exploitant au maximum ses propres ressources. Étant donné sa mentalité indépendante‚ toute aide non sollicitée risque de passer à ses yeux pour une ingérence dans ses affaires, ou encore par une pitié venant des autres vis-à-vis de son handicap. Aussi prenne-t- il soin de dissimuler ses ennuis afin de préserver son intimité. Il se dispense volontiers de l'aide d'autrui; il mise plutôt sur son esprit d'initiative. Son débrouillardise lui évite les dettes de reconnaissance qui lui apparaissent comme des obligations indésirables. Elliott tient à conserver son autonomie.

    Seul dans son appartement, sa séance en tête-à-tête avec son piano venait tout juste de se faire interrompre par un bruit qu’il discerna bien mais sur lequel il ne régissait pas tout de suite. En fait, il savait pertinemment qui était derrière la porte. Tout comme il avait parfaitement conscience du retard de ce dernier, car ses doigts s’étaient attardés plus qu’il ne le faut sur son piano. Mais patient, et prenant également son temps du coup, Elliott mis quelques secondes avant de n’ouvrir sa porte, alors que son chien Aldo à moitie endormi agitait son oreille. Bien entendu, il ne vit pas cela, et il n’avait pas non plus besoin de voir pour pouvoir se rendre jusqu’à sa porte sans difficultés, et tourner la poignée de cette dernière. Ayant déjà une petite phrase en tête en donner en guise de salut, Elliott n’a pas pu la garder bien longtemps en tête avec le flot de paroles que venait tout juste de lui offrir Vuk...Ah, c’était Vuk après tout, il ne devait pas en être bien surpris ! Souriant avec amusement, il laissa ce dernier entrer, et tout en fermant la porte, il laissa échapper... « Et dire que je n’ai encore absolument rien dit ! » Non, il n'était aucunement fâché. Gardant son sourire, il n’avait pas besoin de dire grand-chose pour que son ami se lance dans un discours. « Je dirais que je vais bien, surtout que te rattrapes avec les bières ...Mais ça ne veut pas dire que tu fileras plus tôt, ou que tu passeras l’heure à les vider une par une ! » Inclinant la tête vers le coté, il ajouta. « Je te veux sur le tabouret du piano sur le champ... ! » Mais la sévérité ne va pas bien à Elliott, elle ne dure que quelques petites secondes, et elle n’est jamais très sérieuse. Il osait ajouter en se dirigeant vers le piano. « Ça te prend toujours la tête cette histoire avec ce William ? » Chez Elliott, c’est une manière de demander « est-ce que tu vas bien au moins ? ». S’il connaissait des choses, il n’était pas aui courant de tous les détails. Mais rien dans sa question ne cherchait de grande réponse, il n’a jamais été du type à pousser les autres à parler de ce qu’il ne désire aborder.

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MessageSujet: Re: Time is running out | Elliott Mar 2 Oct - 21:04


be so strong

Je ne m’épanche pas dans un discours où je m’emmêle les pinceaux dans le but de m’excuser, non, je sais que de toute façon, Elliott ne m’en veut pas. C’est juste… moi. Parfois, je pars d’un coup comme cela, je me perds, et je finis par dire des bétises. Ou des choses que je voulais garder pour moi, à l’origine. Je ne compte plus le nombre de fois où cela m’a causé des torts. Etre trop spontané, parfois, c’est loin d’être un atout. J’ai l’impression que je réfléchis jamais avant d’ouvrir la bouche. Et ce n’est pas faute d’essayer de faire attention ! Mais avec Elliott, ce n’est pas pareil. Je sais qu’il ne se moquera jamais et qu’il ne me jugera pas non plus. Ou du moins, pas avec méchanceté. Je me demande même s’il est capable de faire preuve d’antipathie à l’égard de qui que ce soit.

Je souris à sa réaction, et entre dans son appartement, éclate de rire quand Aldo vient me faire la fête. Je m’agenouille et le gratouille de partout. « Aldo ! Comment ça va toi ? » J’adore les chiens, et en général ils m’aiment beaucoup également. Il faut dire que j’ai tendance à les choyer pas mal. Mais je me suis jamais décidé à en adopter un, parce que…. Ce serait un véritable carnage. Déjà que j’ai du mal à me gérer moi-même, alors m’occuper d’un chien…. Impossible ! Rien que les poissons rouges que j’avais étant petit, c’était ma mère qui devait les nourrir parce qu’avec ma tête à des milliers de lieux de là, j’oubliais tout le temps. Mon sourire s’évanouit en pensant à ma mère. Elle passe une mauvaise passe de sa maladie ces derniers temps, et je n’aime pas ça. Ça lui est déjà arrivé auparavant, et son état s’est amélioré, mais cela ne m’empêche pas de m’inquiéter. Heureusement, Elliott est là et je chasse rapidement ces pensées de mon esprit.

« Moi qui espérait que les bières détournent ton attention ! Vous êtes tellement impitoyable monsieur Riordan! » fis-je sur un ton mélodramatique. « Tu sais, je ne sais pas pourquoi tu t’obstines, je suis un cas désespéré je crois » Néanmoins, je m’exécute de bonne grâce et me dirige jusqu’au tabouret devant le piano sur lequel je m’installe correctement, délaissant mes affaires dans un coin de la pièce. Je regarde son air faussement autoritaire et sourit doucement, il m’amuse toujours quand il fait ça. J’effleure un moment les touches de mes doigts lorsque sa question claque dans l’air pour moi comme une sentence. Je déglutis. Le silence s’installe un moment. C’est vrai qu’il ne sait pas en détails ce qu’il s’est passé, mais il faut dire que j’ai aussi encore énormément de mal à en parler, même si je veux faire croire à qui veut l’entendre que je m’en fiche complètement. Quoiqu’on en dise, ce n’est jamais facile de se remettre d’une histoire de cœur. Et ça fait peut être affreusement niais de le dire comme cela, mais que voulez-vous que j’y fasse ?

« Et bien… » Je hausse les épaules, pousse un léger soupire. « Non, ça va mieux, vraiment.» Le problème, c’est qu’Elliott est très doué pour savoir si tu mens ou pas, rien qu’à l’intonation de ta voix, et je n’aime pas vraiment ça. D’un autre côté, je n’aime pas non plus lui mentir. Je fais la moue et ajoute. « C'est juste que... parfois je peux pas m’empêcher de dire qu’il a raison et que je suis juste trop… moi ». Je fais les gros yeux et lève les mains. « STOP ! Tu sais quoi, je vais me taire, parce que sinon je vais encore partir n’importe comment et, crois moi, tu veux pas entendre ça ! »

Je secoue la tête d’exaspération. « Laisse tomber, je m’en remettrai ! » Je souris et me concentre sur le piano. J’ajoute, enjoué : « Et tu as un cours de piano à me donner ! »

Surtout que je me sens mal à l’aise de me plaindre pour des choses futiles alors que lui, par exemple, il devrait en vouloir à la terre entière d’être aveugle et pourtant, il reste si calme. Je ne sais pas comment il fait. Mais je ne lui dirai pas parce que j’ai bien trop de respect pour lui et que je ne veux en aucun cas l’importuner ou le mettre mal à l’aise. Mais c’est un fait : je l’admire beaucoup. Avoir autant de courage et de détermination compte tenu de son handicap, c’est vraiment inouï. J’ai tendance à me sentir vraiment petit, à côté de lui, en fait.

Je lui souris, même s’il ne peut pas le savoir, et pose mes doigts sur les touches, entamant nonchalamment des gammes. « Par quoi commence-t-on? Profite de ma motivation soudaine, je risque de râler d’ici un quart d’heure ! »



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MessageSujet: Re: Time is running out | Elliott Jeu 4 Oct - 17:35

    Il y avait plusieurs oppositions dans les personnalités des deux jeunes hommes. Elliott était sans doute plus posé, tout comme bien plus solitaire que Vuk. Mais cette différence là n’entache pas leur entente, que du contraire. Bien entendu, ce serait mentir que de dire qu’Elliott n’appréciait pas le silence, car pour lui, ce dernier représente et d’une façon générale une « denrée » rare et vitale pour tout être humain qui aspire à se retrouver avec lui-même. En cela, la solitude peut représenter l'opportunité d'une écoute profonde et authentique de soi, de ses ressentis et des questions de son histoire, des questions du moment actuel seulement comme il est le cas pour Elliott à cet instant... Le bruit extérieur, qu’il se vive au milieu des foules dans la rue, dans les transports en communs, au travail ou même en pause déjeuner (restaurants bruyants, lieux de passage…) ne fait qu’entretenir un niveau de tension et de stress qui ne permet peu ou pas de se retrouver avec soi, de pouvoir « écouter ses besoins les plus essentiels ». De la même façon, se retrouver chez soi entouré du vacarme des enfants (pour ceux et celles qui en ont), de l’agitation du quotidien voire du bruit de voisins plus ou moins discrets… représentent autant d’impossibilité d’entrer en lien avec soi, d’écouter son intimité profonde.

    Vivre seul, se traduit nécessairement chez Elliott par l’existence de nombreux moments de silence. Plus généralement, l’une des manifestations de la solitude s’illustre au travers du silence qui se fait autour de soi. Le plus souvent, ce silence fait peur puisqu’il ne laisse d’autres choix que de se retrouver avec ses idées, ses réflexions, ses peurs. Néanmoins, l’accès au silence peut aussi représenter une incroyable opportunité de rentrer en contact avec soi, de pouvoir écouter et laisser aller le fil de la pensée, des ressentis, des désirs. Inévitablement, entrer en contact avec soi est aussi synonyme d’ouverture à ce qui fait mal, à ce que le bruit nous permet d’étouffer et de dissimuler à longueur de journées, de soirées. Le silence apparait donc comme un moyen de cesser la fuite en avant qui permet de tenir le coup (artificiellement) et de se trouver confronté au réel de notre réalité psychologique. Ouvrir sa conscience à de l’espace et du temps revient à donner de l’oxygène à un membre que l’on vient de déplâtrer. Il faut du temps pour que la pensée se sente autorisée à nouveau à circuler à l’intérieur de soi, que les idées d’aujourd’hui et du passé puissent à nouveau rejaillir et pour faire (re)vivre la personne qui était (partiellement) mise sous silence jusque là. A quoi pouvait penser exactement Elliott dans un silence? A toutes les choses qu’il ne pouvait percevoir sous un bruit abasourdissant. Et à quoi pouvait-il pensé en étant entouré ? A tout ce vécu qu’il n’a pas encore expérimenté. En écoutant par exemple Vuk, il se disait bien souvent qu’il y avait tant de choses qu’il n’avait pu découvert, alors qu’à son âge, cela aurait déjà du être le cas. De ce fait, Elliott pourrait bien se retrouver fasciné par la vie des autres...Car elle peut posséder tant de choses qu’il n’a encore jamais connu. C’était le cas avec Vuk...

    « Je me prends d’affection pour les cas désespérés, tu ne le savais pas ? » Répliquait-il sur un doux sourire. En réalité, Elliott aimait donner ses cours, il se sentait « capable », et « utile » en faisant cela. Et il devait avouer que Vuk était un apprenti particulièrement amusant, il passait de bons moments en sa compagnie. Il avait tout de suite senti la petite tension de Vuk sur la question qu’il lui avait posé. Elle était bien loin de lui l’idée d’aller chercher là ou il ne le faut pas. Elliott aime seulement manifester le fait qu’il savait écouter, qu’il pouvait le faire si jamais son ami ressent le besoin de se vider un peu. Qu’est-ce qu’être « trop » ? Il l’ignorait totalement, et le léger froncement de sourcils qui apparut sur son front le prouvait. Entrouvrant la bouche pour répondre, il n’eut encore une fois, pas le temps de le faire...Et c’est finalement résigné qu’il lui dit. « Ecoute, tout ce que je veux te dire c’est que...Si t’as envie de te vider, je peux écouter...Même les pipelettes dans ton genre qui prennent tout plein de tons différents sur les explications...ça pourrait faire une chouette mélodie en fait de t’écouter. Théâtrale, mais chouette ! » Choisit-il de lui répondre sur ses lèvres étirées. Elliott ne disait jamais rien à la légère, mais il aimait bien introduire quelques petites notes d’humour.

    Mais soit. Retour à la leçon de piano donc. « Pour une première fois que je te vois enthousiaste pour ta leçon, je devrais en profiter ! » Non pas que Vuk lui donne le sentiment de ne pas aimer cela. C’est juste que ce dernier se décourage bien souvent. « On reprend à partir des notes que tu as assimilé la dernière fois, tu t’en souviens ? » Enseigner était tout à fait différent de jouer, mais Elliott ne ressentait aucune frustration à montrer à son ami la position des notes sur le clavier, puis à lui apprendre petit à petit des mélodies simples qu’il devait reproduire à l’oreille. Au contraire, il trouvait ça plutôt agréable … Et même si Vuk trébuchait quelquefois, même si, bien évidemment, il ne jouait pas parfaitement du premier coup, rien ne semblait pouvoir entacher le sourire d’Elliott. Il avait toujours eu beaucoup de patience, et il ne voyait aucun inconvénient à reprendre ses explications quand son « élève » montrait des petites difficultés. « Pas mal du tout... » Dit-il en un murmure teinté d’un sourire. « Tu devrais rappliquer plus souvent en retard...ça te rend plus studieux ! » Ajouta t-il.

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MessageSujet: Re: Time is running out | Elliott Dim 7 Oct - 13:32


coward

Le silence m’avait toujours fait peur. Le silence imposait trop de choses. Le silence me tordait les entrailles. Le silence me mettait face à face avec mes problèmes, que je refusais d’affronter. En vérité, j’étais un parfait trouillard. Et un lâche. Je fuyais dès que je le je pouvais. Je laissais tomber les problèmes dans un coin, tentait de les cacher, et me mettait à courir pour leur échapper. Mais le problème c’est qu’ils me rattrapaient toujours. Je savais que la fuite n’était pas une solution. Jamais. Mais j’avais rarement le courage de me confronter aux soucis et de les résoudre coûte que coûte. Et souvent, ça me jouait des tours, puisque je fermais les yeux, faisant semblant de ne pas voir ce qui n’allait pas. Comme avec Elliott, par exemple. Je savais que j’appréciais de plus en plus sa compagnie, qu’il me faisait rire, avait le don de toujours me mettre de bonne humeur, et que j’avais toujours hâte à nos rendez vous. Mais au lieu de m’interroger sur mes sentiments, je les fuyais et me persuadais qu’il n’y avait pas de quoi là se poser des questions. A ses propos, que je choisis délibérément d’éviter, je souriais doucement à sa gentillesse, mais me taisais tout de même, refusant d’aborder ce sujet épineux. D’autant plus que, comme je lui avais dit, je savais que j’allais m’emporter et dire n’importe quoi, et je ne voulais pas qu’il assiste à ce spectacle pathétique. Je détestais me plaindre avec lui. Parce que j’avais l’impression d’être atrocement égoïste, complètement à côté de la plaque et carrément ingrat. Parce qu’Elliott ne se plaignait jamais. Du moins, pas à moi. Et que ça m’interloquait.
Et bien, de toute façon, je me ridiculisais déjà bien assez avec mon clodo Jules – bien qu’il n’y ait pas vraiment de quoi se ridiculiser devant lui, vu qu’il faisait semblant de m’écouter. Quoique.. Parfois, à force, je me demandais s’il ne s’intéresser pas réellement à ma vie. Quand je croisais son regard vide, j’avais parfois l’impression d’y voir une once de compréhension, de compassion. Je ne savais pas trop, mais quelque chose d’autre que de l’ivresse. Et son ancienne vie m’intéressait de plus en plus. Et parfois même, il me souriait. Et je lui souriais en retour. Je crois que je m’étais habitué à ce sdf, et que s’il arrivait un jour qu’il décède, j’allais être triste. Assez ironique quand on pensait que je me contentais de lui offrir des bières. D’un autre côté, je ne savais pas vraiment s’il accepterait la moindre autre forme d’aide de ma part. J’étais presque certain qu’il prendrait ça pour de la pitié, et je ne le voulais pas.

Je souris à sa réflexion. « Je suis toujours enthousiaste ! C’est le piano qui veut pas de moi parfois ! » J’acquiesçais cependant oralement à sa demande et m’exécutait avec toute la patience et l’application dont j’étais capable. J’aimais le piano. J’aimais vraiment cela. Je me souvenais des cours que me donnait ma mère quand j’étais petit, lorsqu’elle était encore pleine d’énergie et de vie, et ça me faisait du bien. C’était un peu pour elle que je m’efforçais de réapprendre à jouer, en fait. Je voulais lui jouer quelque chose de difficile, quelque chose qui la rendrait fière, qui lui ferait plaisir. Alors je me concentrais. Malheureusement, mon manque de patience était loin d’être une légende et je me décourageais trop vite. Mais Elliott était toujours là et lui ne laissait jamais tomber. Il pouvait me réexpliquer des dizaines de fois ce qu’il fallait faire, comment placer mes mains, me montrer de nouveau la mélodie. Encore, et encore. Et un jour, j’allais être capable de rendre fière ma mère. Bien sûr, Elliott n’était au courant de cette motivation que je gardais au fond de moi, mais j’avais de temps à autre envie de lui expliquer tout cela. Parce que je savais qu’il pourrait comprendre.

Quelques temps plus tard, il me félicitait et j’étais fier de moi. Il est vrai que je m’étais vraiment appliqué cette fois-ci. Mais je finis par éclater de rire à ses dernières paroles. « J’arrive toujours en retard !! Bon, aujourd’hui peut-être un peu plus que d’habitude, mais bon ! » Je marquais une pause et posais mon regard sur lui un moment sans un mot. « Maintenant, c’est à toi de me jouer quelque chose ! » Anticipant ses protestations, j’ajoutais précipitamment. « Oh aller, s’il te plait ! J’ai bien travaillé ! Et j’aime bien quand tu joues ! ça m’inspire à être meilleur ! » me justifiais-je le plus sérieusement du monde.

C’était vrai. Il ne jouait pas systématiquement lorsque j’étais là, mais j’adorais quand il le faisait. Il était incroyablement doué, et en plus de cela il me fascinait. La façon dont ses mains courraient sur les touches, cette impression qu’il était à des kilomètres de là, son visage transcendé par la musique qu’il produisait… tout cela me fascinait et j’aurais pu rester des heures à le regarder, si je n’avais pas l’impression de temps à autre de le stalker.

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MessageSujet: Re: Time is running out | Elliott Lun 8 Oct - 18:55

    Il était important pour Elliott d’avoir la capacité de créer sa propre histoire. Son avis est peut-être réduit sur la question, mais pour lui, on ne peut y arriver réellement qu’en se donnant le privilège de la solitude pendant un temps. Créer sa propre histoire traduit la capacité de chacun à prendre en main son existence, à tenter de lui donner sens de façon authentique. Un exemple large pour illustrer ces propos, observons notre monde, nous vivons dans une période où les modes de vie du monde entier se nivellent autour de valeurs communes, il peut s’avérer intéressant de penser une façon d’être à soi et au monde différente, spécifique, unique…Indiscutablement, on observe une évolution significative et rapide des modes de vie aux quatre coins de la planète. Les marques se mondialisent de plus en plus. De la même façon, les chaines de magasins et franchises offrent des produits, agencements et communications quasi semblables dans les capitales du monde entier tout comme dans les villes de moyenne voire de petite taille… En outre, la culture elle-même se mondialise et se standardise sous la forme de grandes productions diffusées dans le monde entier : blockbusters américains au cinéma, artistes et musiciens planétaires (souvent anglo-saxons également) mais aussi magazines ou livres vendus dans de très nombreux pays… Parallèlement à cette tendance lourde s’expriment des mouvements variés qui aspirent au respect des identités, des singularités, des histoires propres à chaque pays, à chaque région. Des efforts d’ajustement pour mieux répondre aux goûts, aspirations et besoins spécifiques, mais cela ne suffit pas à pleinement satisfaire la spécificité de chacun. Il convient pour cela de prendre en main ses désirs, au-delà de la dimension strictement matérielle, et de leur donner sens de manière singulière… De fait, nous pouvons créer par nous-mêmes et pour nous mêmes, peindre, dessiner, personnaliser notre univers de vie. De la même façon, il est intéressant de s’approprier des objets « standardisés » en les ajustant, modelant ou modifiant selon notre angle de vue. En résumé, toutes les formes de créativité et de création sont utiles à la personnalisation de son environnement, à l’expression qui fait de chacun une personne unique. Dans sa philosophie de vie, c’est ce point qui fascinait Elliott.

    D’une certaine façon, il tendait à transmettre cette manière de pensée durant ces petits moments, comme les cours de piano donnés à un ami afin qu’il puisse en dehors de son quotidien, et par le baisais de la musique, laisser une créativité cachée pouvoir se manifester. Oh, il ne doutait pas que Vuk avait une bien autre activité sue laquelle laisser libre court à une créativité. Mais chez Elliott, ce genre de partage est aussi une façon de s’ouvrir davantage à un autre. Il sourit amusé à la petite réflexion de son ami, laissons donc la faute au piano s’il le faut se disait-il. Passionné par l’instrument et les notes, c’était un plaisir pour lui de mener un tel apprentissage pour quelqu’un d’autre. Qu’importe la raison qui pousse une personne à vouloir apprendre à jouer d’un instrument, ce n’était pas ce type de choses qu’il tenait à savoir. Il appréciait bien plus de se concentrer sur les mouvements et les notes apprises par Vuk, sa capacité à mémoriser certaines plus que d’autres, et surtout, ressentir ce fait qu’il était en train de s’améliorer de séance en séance. Il ne le disait pas vraiment, mais en ami et en professeur, il était fier de ses progrès ! « Tu t’améliores en tout cas... » Laissa t-il doucement filtrer d’entre ses lèvres à très basse voix. Son sourire disparut soudainement lorsque Vuk lui demanda de jouer... Pourtant, ce dernier ne lui avait pas laissé une petite seconde vide pour pouvoir placer un mot, déterminé à le convaincre de laisser ses doigts filer sur les touches du piano, et d’offrir un petit morceau en privée. « Bon. D’accord. Mais c’est juste parce que c’est toi... » Tien donc, ce n’était pas pour le « récompenser » de son bon travail ? Même s’il avait été bien mauvais, Elliott aurait tout de même accepté ? La réponse est bien oui, il venait de le formuler, parce que c’était Vuk...Il allait faire ce petit effort d’une mini prestation privée.

    Le piano d’abord égrena quelques accords, qui semblaient disparates. La langueur infinie, qu’avait su mettre les doigts d’Elliott dans cette voluptueuse intro, lui inspira une répartie d’une rare intensité sensuelle. Le son des notes aussitôt s'envola dans les airs pour exposer le thème, avec cette retenue particulière, qui présageait à l'avance l'explosion de la passion la plus effrénée. La Musique et Elliott, c’était une grande, une très grande histoire d’amour. C’est ainsi qu'à la fin de son intervention, le jeune soufflant eut à cœur d’y répondre avec un son vibrant d'une douceur, d’une émotion, qu'on eût presque dite amoureuse. Quelque peu gêné néanmoins, sentant la proximité de Vuk à ses cotés, il se raclait la gorge en laissant ses doigts quittaient doucement les touches de son cher instrument...

    « La compo’ n’est pas au point... » Modeste ou juste timide ? Plus timide, car ce morceau composé de ses soins reflètent des choses qu’il ne dit pas. « J’ai soif, pas toi ? Elles sont où ses fameuses bières ? » Ou la phrase bancale qui masque le malaise...

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MessageSujet: Re: Time is running out | Elliott Ven 12 Oct - 13:24


i get confused

Elliott m’intriguait. Depuis toujours, depuis que je l’avais rencontré pour la première fois, dans un parc au beau milieu de la nuit. Je n’arrivais pas à dormir, comme cela m’arrivait assez souvent. C’est pourquoi je m’étais rhabillé et étais sorti me promener dans le calme de la ville. Enfin, calme…Jamais rien n’était très calme, à Londres, même en plein milieu de la nuit. Néanmoins, j’appréciais tout particulièrement flâner dans les rues peu fréquentées, et dans les parcs. Parce que, pour le coup, il n’y avait quasiment personne. Il fallait connaître les bons coins, ceux qui n’étaient pas squattés par des mecs en bande complètement bourrés. Une fois qu’on savait où allait, c’était agréable. Personne pour vous importuner, personne pour vous voir, pour vous juger. Juste vous. A l’abri des regards critiques. Pas que je faisais extrêmement attention aux regards des autres, mais je trouvais les humains décidément bien trop cruels entre eux. Souvent, je m’interrogeais sur les motivations qui les poussaient à se mépriser de cette façon, mais je n’avais jusqu’ici jamais trouvé de réponses fiables.

Souvent, je profitais de ces excursions nocturnes pour réfléchir un peu, faire le point sur moi-même. Du moins, j’essayais, mais la plupart du temps j’abandonnais très vite l’idée, car il était difficile pour moi d’accepter de me confronter à mes problèmes et de devoir trouver des solutions. J’étais lâche, et j’avais tendance à toujours omettre le moindre souci. Faire comme s’il n’existait pas. Mais bien souvent je finissais par me retrouver devant un mur, et alors je n’avais plus le choix. J’eus un peu l’impression que c’est ce qui était un peu en train de m’arriver avec Elliott.

Elliott qui, dans ce parc cette nuit-là, avait réellement dû me prendre pour un fou, quand j’y pensais. Parce qu’en le voyant arriver, et en le croisant, avec son chien, sa façon d’être et cette impression qu’il regardait dans le vague, j’avais deviné qu’il était aveugle. Mais outre ce fait, quelque chose en lui m’avait intrigué. Alors je m’étais mis à lui parler, rapidement, comme à mon habitude, en débitant tout un tas de trucs inutiles mais que j’étais incapable de ne pas dire. Je me perdais trop rapidement, je ne savais pas comment m’exprimer clairement, je n’avais jamais su comment d’ailleurs.

Mais il fallait croire qu’il n’eut pas si peur que moi puisqu’il était resté et qu’on avait bavardé pendant une bonne partie de la nuit avant de rentrer chacun de notre côté, moi ayant noté avec application dans mon esprit le bar où il travaillait. Et j’étais allé le voir, quelques jours plus tard – parce que je n’avais plus rien d’autre à faire, du moins, c’est ce dont je m’étais persuadé – et une nouvelle fois il m’avait intrigué par sa façon de jouer, qui me fascinait. Il avait cet air étrange, un peu ailleurs, comme s’il ne faisait pas parti de ce monde, comme si jouer du piano ne lui demandait absolument aucun effort.

Et là, alors qu’il acceptait de me jouer quelque chose, je me réjouissais et de ce que j’allais entendre, et aussi de ce que j’allais voir. Ça ne se dissociait pas, à mon sens. Alors, silencieux, je l’observais s’emparer la musique et la faire sienne, et encore une fois j’étais incapable de dévier mon regard de ses mains ou de son visage dont les traits se détendaient à mesure que la musique emplissait la pièce. Tout ce temps, pendant tous ces derniers mois, j’eu plus d’une fois l’envie de prendre mon appareil – qui ne me quittait jamais – pour le photographier. Parce que s’il ne voyait pas, il n’en restait pas moins des plus expressif, et c’était ce qui me fascinait chez lui.

Et à cet instant, il y avait tellement d’émotions dans son morceau que ça me donnait le tournis. J’avais presque comme l’impression que j’avais envie de l’embrasser. Non. Clairement, j’en avais envie. Et lorsqu’il s’arrêta, je ne savais pas comment réagir tant il m’avait plongé dans une torpeur que je n’étais pas capable de définir. Ce fut lui qui me sortit de mon mutisme, par une phrase qui m’aurait arraché un sourire amusé si je n’étais pas aussi troublé. « Ah oui, les bières ! » fis-je avec un enthousiasme feint, me levant et revenant m’assoir avec deux bouteilles décapsulées dans les mains, dont une que je lui tendis. « Tiens.»

Je laissais le silence s’installer pendant un certain temps, ne sachant subitement pas trop quoi dire. Sans doute que la pensée qui m’avait traversé quelques minutes auparavant refusait de me lâcher. « Elliott. Tu accepterais que je te prenne en photo ? » Je ne savais pas ce qui m’avait décidé à lâcher ça, comme ça, alors qu’on était tranquillement en train de boire une bière, mais c’était sorti tout seul, et après tout, je ne pouvais pas revenir en arrière. Et c’était toujours mieux que de lui demander ce que j’avais en tête à la base avant de me raviser, à savoir si j’avais le droit de l’embrasser – parce que là, pour le coup, j’aurais été complètement ridicule. Ravalant ma salive, je baissai les yeux et me concentrai sur ma bouteille de bière. « Je veux dire… par pur intérêt professionnel. Tu es très expressif, et - » Je fronçais les sourcils et ajoutait rapidement. « Laisse tomber, c’était déplacé. Excuse moi.» Je me sentais mal de lui avoir demandé quelque chose comme cela alors que je savais qu’il ne savait pas réellement ce qu’était une photographie.

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MessageSujet: Re: Time is running out | Elliott Sam 13 Oct - 17:11

    Pas si loin que ça, Elliott ne croyait en rien de ce qu’il pouvait faire, tout lui paraissait insignifiant et inutile. Il ne saurait dire exactement quand la tendance avant changé de bord, quand est-ce qu’il a décidé de se prouver qu’il était capable d’avancer, et par la même occasion, prouver à certaines autres personnes qu’il n’avait aucun besoin d’être dépendant à quiconque. Longtemps, il a vécu avec une petite voix intérieure qui ne cessait de le dévaloriser. Chez quelques-uns, elle dévalorise tout ce qu’ils font, chez d’autres, cette voix s'en prend à des comportements ou des pensées particulières. Dans certains cas, c'est une voix « introjectée », c’est-à-dire une voix qui a été entendue (ou imaginée) à plusieurs reprises de la part d’une personne importante ou même une seule fois, mais qui a blessé profondément. Cette parole est entrée à l’intérieur de soi et est déclenchée à certains moments particuliers. Il est important de savoir qu’une parole peut se retrouver intériorisée lorsqu’on n’y a pas réagi ouvertement. Puisque c'est par le fait de ne pas y avoir réagi qu'elle s'intériorise, il est possible de s’en débarrasser en y réagissant. Et c’est ce qu’il a décidé de faire il y a quelques années de cela, c’est en entrant à la Fac qu’il avait commencé a réellement se prendre en mains et ne plus hésiter à entreprendre des choses que personne n’aurait pu croire qu’il en était capable. Elliott a été un enfant surprotégé par sa mère, à un tel point il ne se souvient pas avoir été proche de quelqu’un d’autre que sa mère tout au long de cette période. En conséquent, cela explique parfaitement bien pourquoi il avait été un adolescent peu sociable et même craintif du contact des autres et cela en partie à cause de son handicap. En fait, c’est seulement une fois adulte qu’il a réellement commencé à prendre ses repères, à avoir confiance en lui puis à s’affirmer petit à petit. L’élément qui l’a toujours aidé à avancer fut sans l’ombre d’un doute la musique, sa passion pour le piano qui l’accompagne depuis si longtemps.

    Apprendre à reconnaître nos bons côtés, tenir compte de notre bonne volonté, découvrir les aspects qui sont intéressants en nous et être capable d'identifier ce que nous aimons, ce fut un apprentissage auquel il s’adonna rigoureusement afin de se forger. La reconnaissance de notre propre valeur, voilà un bon début afin d'augmenter notre estime de nous-mêmes. Nous avons tous une valeur, non pas seulement pour ce que nous avons fait mais pour ce que nous sommes actuellement. C'est pourquoi la connaissance de nos forces et de nos limites est essentielle pour le développement de l'estime de soi. Lorsqu'on se connaît bien, on a davantage confiance en soi et on s'affirme plus facilement. C’est un peu la leçon de son existence jusqu’à présent. C’est pour cette raison que jouer, ou monter ce qu’il sait faire sur une guitare sèche ou un piano, ne lui fait plus peur du tout. Il y prend plaisir, et il sait ce qu’il vaut réellement. Sauf que, il n’est pas du genre à se vanter ou à utiliser les phrase qui commence par « moi je ». Tout comme, il lui arrivait encore de ressentir quelques malaises face à certaines personnes. Sans pouvoir l’expliquer, sur cette piste jouée aujourd’hui, Elliott fut pris d’une véritable timidité face à Vuk. Peut-être parce que la compos’ était personnelle ? Ou peut-être aussi parce que c’était Vuk, qui n’est pas un public inconnu, mais une personne avec laquelle il partage un certain lien. Heureusement, il avait pu aligner quelques mots en tentant de changer de sujet...Et aussi, il sentait le regard de Vuk sur lui, ce qui était bien susceptible de lui faire perdre ses moyens. Soulagé fut-il lorsque Vuk acceptait d’apporter la bouteille de bière, dont il s’empara avec rapidité et il se jeta carrément sur le goulot pour en prendre une gorgée...pour se rafraichir et se détendre. « Merci... » Soufflait-il, une fois seulement la gorgée prise.

    Sa main se porta instinctivement sur le rebord du piano, tandis que l’autre tenait fermement la bouteille en elle. Cette dernière avait pourtant eu un mouvement de glissade sur le tabouret lorsque Vuk lui demande s’il pouvait le photographier. C’est quelque chose à laquelle il ne s’attendait pas ! Son regard, souvent fixe, s’agrandit pourtant...Ses lèvres s’entrouvrent sans qu’aucun mot ne sorte pour autant. C’était juste étonnant comme demande, surtout lorsque l’on sait qu’Elliott n’a jamais bien compris pourquoi on pouvait s’intéresser à lui, outre son handicap et le fait qu’il soit un bon musicien...Ce qui n’arrangeait rien ? C’était cette espèce de nervosité qu’il ressentait chez Vuk. Alors, un très fin sourire fit un passage sur ses lèvres, alors qu’il prenait enfin la parole...

    « Non...Pourquoi tu reviens toujours sur tes premiers mots ? Je...ça ne ...ça ne me dérange pas ! » Vraiment ? En fait, ça l’intriguait... « Je ne pourrais jamais savoir à quoi je ressemble, mais je me fie à ton instinct de photographe, et si on peut en tirer quelque chose d’une photo de moi...Alors, c’est d’accord. » Il s’y connaissait très mal en photographie en fait. Mais il pensait chaque mot qu’il prononçait. « Et puis, si ça peut te rendre moins nerveux...parce que je sens que quelque chose ne va pas depuis quelques minutes... » Ajoutait-il sous une mine réservée et gênée.

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MessageSujet: Re: Time is running out | Elliott Ven 19 Oct - 15:45


escape with me

Mon cœur bat fort dans ma poitrine, et mon souffle s’est accéléré. Je suis clairement effrayé. Je ne sais pas pourquoi je lui ai posé la question. Ou plutôt si, je sais pourquoi, mais j’aurais dû m’abstenir. Son étonnement est légitime, son refus le sera aussi. Qui suis-je pour lui proposer une telle chose, avant tant d’égoïsme ? Je suis trop égoïste, je le sais. Quand quelque chose ne se passe pas comme je l’ai prévu, ça m’énerve. Mais ça m’agace encore plus d’être en colère pour des choses souvent futiles.
Je n’ai jamais su me contrôler. Quand j’étais petit, mes crises de colères étaient terribles. J’ai fait vivre l’enfer à mes parents. Je pouvais être adorable, mais lorsque je décidai de râler, mes crises étaient mémorables. Maintenant, bien sûr, je me suis un peu calmé, mais j’ai toujours tendance à partir trop vite. Et je sais qu’un jour, Elliott en fera sans doute les frais, et je n’en ai pas envie. Alors pourquoi compliquer les choses davantage en voulant qu’on se rapproche ? J’en veux trop, toujours trop, et c’est mauvais. Ça me retombera dessus un jour ou l’autre.

Je pousse un léger soupir en passant une main sur ma nuque, embarrassé. A côté de moi, Elliott s’empresse de me couper dans mon élan avant que je ne débute un nouveau monologue. Il me connaît trop bien. Alors je me tais, je l’écoute et je le regarde, m’apprêtant à essuyer un rejet. A mon grand étonnement, il n’a pas l’air catégoriquement contre, me soulageant très légèrement. Mais ma nervosité ne s’envole nulle part et reste bien ancré en moi, remontant en flèche à ses dernières paroles. « Ne ! » commençai-je dans ma langue natale, avant de me stopper et de reprendre avec mon anglais teinté d’accent croate. « Tout va bien, c’est juste.. ». C’est une habitude chez moi, lorsque je m’emporte ou que je suis nerveux, je parle en croate par automatisme. Je porte le goulot de la bouteille de bière à mes lèvres et en boit quelques gorgées en laissant le silence s’installer. Mais Elliott est mal à l’aise. Et moi aussi. Je m’en veux de lui faire se poser des questions. « Excuse moi. » Je marque une pause. « Je suis sûr que tu es très photogénique. Tu ne peux pas voir, c’est comme ça. Mais ça me désole tu sais. » Je ne suis pas très à l’aise, c’est la première fois que je parle de sa cécité de vive voix avec lui. Oh, je ne suis pas gêné du fait d’en parler, mais du fait que peut-être ça le dérange, lui. « Il y a tellement de choses que je voudrais te montrer ! » Mais bon, au fond, je suis assez complice avec lui pour que ça ne l’embarrasse pas trop, d’après moi.

Je souris légèrement en gardant mon regard posé sur son visage, et lève ma main comme pour le toucher, m’arrêtant à quelques centimètres, me ravisant et ramenant mon bras contre moi. « Tes expressions sont fascinantes. Tu es bel homme tu sais ! » fis-je moitié sérieux, moitié en plaisantant. La beauté est subjective, sûrement encore plus lorsque l’on est aveugle. « Etonnant qu’il n’y ait pas plus de monde qui te tourne autour ! ». Je m’arrête subitement, et le contemple un moment en silence, maudissant ma spontanéité, laissant un léger silence lourd s’installer. Je ne veux pas trop qu’on parte sur ce terrain là, ça ne m’arrange pas. Songeur, mes yeux se baissent et tombent sur mon poignet intérieur gauche, sur le mot inscrit dans ma chair. Escape. Peut-être en a-t-il envie, lui aussi ? J’en suis sûr. « Tu as déjà eu envie de fuir parce que tu avais l’impression que personne ne pouvait te comprendre ? » Je souris, me lève brusquement et fouille dans mon sac pour en sortir mon polaroid. « Je ne connais pas ta perception du monde, ni même de moi, il faudra que tu m’apprennes ! » fis-je avec grand sérieux avant de coller mon œil sur le viseur de mon appareil et de le prendre en photo, lui, son air un peu ailleurs et son piano. Je me justifie assez rapidement. « Les photos volées sont les meilleures, parce que c’est un moment naturel qui est capturé. Ce n’est pas du préfabriqué, ni de mise en scène. » J’ai envie de lui faire comprendre à quel point la photographie est importante pour moi, même s’il n’en verra jamais une de toute sa vie. Mais je suis sûr qu’il comprend ce que je veux dire. C’est comme un live enregistré d’un concert, par exemple. C’est le même principe, au fond, ou presque. « C’est du réel. On ne peut pas faire semblant. » Quelqu’un d’attentif, si on m’avait pris en photo à mon insu lorsque j’étais en train de regarder le cliché d'Elliott en train d'apparaître sur le papier glacé, en aurait sans doute déduit la vérité.


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MessageSujet: Re: Time is running out | Elliott Dim 21 Oct - 11:57

    Lorsqu'on manque de quelque chose, on a souvent tendance à vouloir le combler. Ainsi lorsqu'on est aveugle, privé d'un sens, les autres sens se développent. Or ce qu'on ne voit pas on peut l'entendre, donc l'ouïe devient un sens que l'on privilégie et la musique par exemple, devient plus agréable, qui est en quelque sorte pour Elliott la lumière qu'on ne verra plus jamais. La lueur qui rassure (on est toujours vivant et ça fait plaisir à "entendre"). De même si on est handicapé, quelque soit le handicap, on aura tendance à s'accrocher à ce qu'on ne pourra plus faire, par exemple envier un coureur, lorsqu'on est unijambiste. Mais on peut tout aussi bien réagir de façon complètement opposés. Les personnes que l'on voit, exerçant ce que nous ne pourront plus jamais faire, nous rendent « jaloux » et on devient aigri, envieux envers eux. Deux facettes qui selon moi peuvent toucher un handicapé. Certes, personne ne souhaite devenir aveugle, mais comme dans toute chose, il y a du « bon ». La vie changera, on la verra sous un autre angle, il faudra s'adapter, mais c'est des épreuves de la vie qu'il faut surmonter et vivre avec. Avec du temps le handicap sera partie intégrante de la vie. Certes, l'aveugle n'aura pas les mêmes compétences qu'une personne normale, mais il aura développé d'autres qualités qui le laisse toujours « au même pied d'égalité » qu'une personne normale et même parfois meilleur. C’est ce qu’il se plait à penser intérieurement et secrètement lorsqu’il est seul chez lui à jouer sur son piano. La musique lui a donné des ailes, depuis sa toute petite enfance, c’est grâce à la musique qu’il a réussi à être indépendant, à être ambitieux, à ne pas baisser les bras sauf en cas extrême.

    Les aveugles sont obligés de concentrer leur attention, et cela contribue à augmenter la faculté de mémoire. Mais également la qualité et précision d’interprétation de certaines choses qu’une personne avec une excellente vue ne pourra jamais desceller. A force d’exercices, à force d’expériences, Elliott a acquis cette capacité, elle n’est pas tout-à-fait innée. La cécité excite les autres sens à une activité plus marquée et provoque en eux, de la sorte, une agilité plus grande. L’aiguisement des sens est basé sur des prémisses psychiques et apparait à un degré individuel. Si Elliott entrait dans une parfumerie par exemple, il saura distinguer chaque parfum d’un autre, évoquant à lui seul tout un monde. C’est pareil pour ses proches, chaque être humain à sa propre trace olfactive, et Elliott est capable de reconnaitre ces individus d’après leurs propres odeurs physionomiques. Il peut ainsi, « sentir » leurs émotions, la peur, la colère, la satisfaction, et il en va de même pour la sexualité. Même si, concernant cette dernière particulièrement, il n’y connait pas grand-chose, il demeure néanmoins capable de la percevoir chez autrui. Il en est de même pour le toucher, ce sens peut en dire beaucoup lorsque du bout des doigts, en arrivent à ressentir une nervosité, qui lorsque combiné à certaines choses déjà mémorisées, peut donner lieu à des remarques et autres observations plus que pertinentes. Il y a un stéréotype selon lequel les aveugles posséderaient un sens surnaturel, comme s'ils pouvaient voir la beauté intérieure. Mais cela ne se fait pas lors d'une première rencontre. On dit souvent que la beauté est dans l'œil de celui qui regarde. Mais elle est aussi dans l'oreille de celui qui écoute, dans la main de celui qui touche...

    L’écoute par exemple dans le cas présent. Il savait que Vuk ne confondait son croate avec son anglais que lorsqu’il se trouvait nerveux. Sans le voir, il pouvait deviner son état actuel. Ce dernier le laisser d’ailleurs silencieux pensant quelques secondes. Elliott sentait une étrange aura gagnait petit-à-petit la pièce et les entourer. Il ne saurait la décrire, mais elle était là, il la ressentait plus que jamais ! « Tu peux me montrer… n’oublie pas que mes doigts sont mes yeux et que mon ouïe demeure un guide... » On ne « montre » pas les choses à un aveugle au sens propre du terme. On les fait « ressentir », c’est toute la différence entre un voyant et un non-voyant. Le petit sourire qui se déclinait sur les lèvres d’Elliott accompagnait la sincérité de cette phrase, y déposant comme une envie de laisser Vuk lui faire découvrir ce qu’il désirait. Un appel peut-être même... La suite eut le don de le faire rire, avec une gêne certaine, il rougissait un peu même. Elliott n’a jamais eu personne dans sa vie, du point de vue sentimental, cela a toujours été le désert complet. Son sourire timide disparaissait peu à peu, laissant place à une mine un peu plus sérieuse, teinté d’une tristesse certaine. « L'amour peut-être doux, l'amour peut-être bête, l'amour peut-être aussi, aveugle parfois... Trouver sa place dans ce monde n'est pas chose facile pour des gens qui ont une bonne vue, mais quand on est aveugle, c’est encore plus difficile ? La "vision" des non-voyants est souvent pure et essentielle, et très souvent pleine d'esprit. Elle fait découvrir de nouvelles dimensions sur le sens du bonheur, mais très peu de gens osent aller au-delà du handicap. » Le sujet change néanmoins de cap suite à cette confession qu’il partageait avec Vuk, une étincelle vint s’installer dans son regard, il réagissait rapidement à la nouvelles question posée... Alors qu’il entend Vuk se déplaçait, il répond tout en laissant ses doigts s’accrocher à sa bière « Oui, plus d’une fois...J’adorerais voyager et découvrir de nouvelles sensations, m'évader, partir loin ... » Fit-il en un murmure rêveur, sur une expression méditative. « Ce sera... » Un plaisir de t’apprendre s’apprêtait à répondre Elliott. Mais il ne put finir sa phrase, interrompu par le bruit du flash qui le pousse à froncer les sourcils sur un « Hey ! » Faussement réprobateur, tandis que sa tête tournait vers l’endroit d’où provenait le son. Il sourit simplement à l’explication que donnait Vuk, il ne sait quoi dire face à sa dernière phrase, si ce n’est une question à la fois sérieuse et amusée... « J’ai l’air de quoi alors sur un cliché volé ? »

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MessageSujet: Re: Time is running out | Elliott Dim 21 Oct - 17:41


why am i talking too fast?

Je me déteste d’avoir rapidement changé de sujet et de n’avoir pas répondu à ses propos que j’ai senti mélancoliques. Mais je suis un trouillard, et sentir Elliott triste, même un peu, je n’aime pas ça. Alors je fuis, même si ses joues rouges m’ont fait sourire. Je fuis encore. Toujours. Fuir devant les difficultés. Les omettre. Faire comme si elles ne sont pas là. C’est trop simple. C’est pour les faibles. Ce que je suis. J’en ai parfaitement conscience, et ça m’énerve. Mais qu’est ce que je peux bien lui répondre ? Que je me doute qu’il a raison ? Que moi, peut-être, je serais prêt à aller au dessus de sa cécité, parce qu’elle ne m’a jamais dérangé ? Parce que je le comprend ? Rien de tout cela non. M’engager est une chose qui m’a toujours fait peur. Et avec Elliott, c’est encore pire. Je ne sais pas pourquoi. Sûrement à cause de son handicap, à cause de ma peur de mal faire. C’est de ma maladresse que j’ai peur, pas de son handicap. Les handicapés ne m’effraient pas, contrairement à la grande majorité des gens qui ne savent pas comment faire et préfère détourner le regard parce que cela leur impose une trop grande responsabilité et parce que cela les dérange. Je n’ai jamais détourné le regard devant un handicapé, du moins pas depuis plusieurs années. A mes yeux, ce sont des personnes comme les autres. Elles ont juste été davantage touché par la cruauté de la vie. Ou du destin, ou j’en sais rien. Elles ont eu moins de chance que les autres.

C’est sans doute parce que ma mère a le cancer et que j’ai appris à vivre avec, à accepter cette maladie comme faisant partie d’elle-même que je vois les choses différemment maintenant. Mais j’ai toujours peur, et ce n’est pas parce que ça me dérange. En ce qui concerne ma mère, c’est parce que je sais pertinemment qu’elle peut partir un jour. Et j’ai beau le refuser de toute mon âme, je sais que c’est possible. Je sais que cette menace pèse sur elle, tout les jours, et qu’elle est plus importante que chez la grande majorité des gens. Et on a beau le savoir, cela ne change rien. Je ne peux pas me préparer psychologiquement à encaisser un tel malheur s’il se produisait, parce que je ne veux simplement pas l’imaginer, même si je sais que je le devrais. Mais je pense que c’est impossible pour n’importe qui.
Et Elliott… Elliott. Avec lui, j’ai peur de ne jamais être à la hauteur. Son handicap ne devrait pas me freiner outre mesure, mais pourtant, c’est ce qui se passe. Pas parce que cela me dégoute, loin de là. Juste parce que je ne sais pas si je serais capable de gérer la situation. D’être là quand il aura besoin de moi. J’ai peur aussi d’être égoïste, de ne penser qu’à moi, de faire des gaffes à longueur de temps – ce n’est pas la première fois que cela arriverait –, ou de ne pas supporter les regards que les gens posent sur lui – c’est déjà le cas, d’ailleurs. Mais de toute façon, je ne sais même pas pourquoi je me projette dans une éventuelle « relation » ou je ne sais quoi d’autre avec lui. C’est idiot. Complètement idiot. Et si ça finissait comme avec William ? Hors de question ! Non, de toute façon, ce n’est pas possible, Elliott est loin d’être comme cet abruti.

Je souris doucement à sa question, et reporte mon attention sur le cliché dans mes mains. Il est réussi. Elliott a cet air ailleurs que je lui affectionne particulièrement, et aussi ce semblant de sourire doux qui me donne envie de lutter. « Si tu aimes voyager, il faudra qu’on parte quelque part, un jour ! » fis-je enthousiaste. Je pousse un léger soupire, me décide à répondre à sa question, haussant les épaules et lâchant un : « Tu as cet air un peu ailleurs et cette esquisse de sourire qui te va si bien, c’est ça toute la magie du cliché » empli de sincérité…. Avant que je réalise encore une fois la portée de mes paroles après les avoir prononcées, et que je me mette à rougir un peu. Je lève les yeux au ciel d’exaspération contre moi-même et reviens m’assoir à côté de lui. « Excuse moi de t’avoir coupé tout à l’heure. » Je marque une pause et ajoute. « Les gens qui n’essaient pas de passer par-dessus ta cécité sont des idiots. » soufflai-je comme une confession. Je souris et ajoute. « Malheureusement, les gens qui n’ont jamais côtoyé quelqu’un ayant un handicap ne savent souvent pas comment agir. C’est bête, mais c’est comme ça. Avant que ma mère attrape le cancer, j’étais sans doute un peu comme ça. Beaucoup moins que d’autres, comme ceux qui vous regardent comme si vous étiez des pestiférés par exemple – ceux là, je te jure, si je pouvais leur faire du mal, je me ferais plaisir -…. Mais un peu quand même, je suppose. Et même si on apprend à accepter pleinement l’handicap de l’autre, on a toujours peur de mal faire. Mais ce n’est pas une histoire de pitié, tu sais. Du moins pas à mes yeux. Tu es mon ami. Je m’en voudrais de faire ou dire quelque chose qui te rendrait mal à l’aise, que tu sois aveugle ou pas d’ailleurs. Il y a des choses que je ne peux pas faire parce que tu ne vois pas, par exemple. Ce serait profiter de ta cécité. Pour que ce soit juste, il faudrait que je te demande de vive voix, mais c’est plus effrayant. » Je fronce les sourcils, me masse les tempes et reprends : « Je commence à fatiguer et raconter n’importe quoi. » fis-je en portant la bouteille de bière à mes lèvres et de finir ce qu’il en reste. « Comment tu fais pour supporter mes monologues dénués de sens ? »


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MessageSujet: Re: Time is running out | Elliott Mar 23 Oct - 17:53

    Peut être que finalement, elle était là, la différence que pouvait émettre Vuk. La différence qui existe entre lui et les autres personnes d’après Elliott. En fait, il arrivait à l’apaiser même en se montrant maladroit parfois, et c’est justement parce qu’il n’insistait jamais sur ce qui dérangeait, qu’il avait le don de savoir attaquer un autre sujet afin d’effacer ce qui précédait qui le rend …charmant, très charmant aux yeux d’Elliott. Il était différent, il ne le cernait pas à chaque fois, il ne le connaissait totalement. Mais outre cette complicité et entente existante entre eux, Elliott était sensible à certains aspects du jeune homme, qui malgré tout, reste mystérieux sur un bon nombre de points même s’il demeure plus bavard que lui. Il pourrait dire de lui qu’il le trouvait à la fois surprenant et agréable, agaçant et déstabilisant. Surprenant, Elliott dirait même que c’est la nature même de Vuk qui est ainsi à ses yeux. Agréable, parce que l’humour avait constamment sa place dans ses propos, et de ce fait, il arrivait à faire sourire Elliott en de nombreuses circonstances. Et quand il se mettait à insister, il savait le faire en choisissant les bons moyens. Déstabilisant, parce que lorsqu’il se met à jouer les notes qu’il lui apprend, ce dernier peut se sentir basculer hors son sentiment de vide, pour entrer autre part, dans un monde qui n’appartenait qu’à lui et qui pouvait lui révéler certaines choses qu’il n’était pas forcément prés à accepter. Ces choses resteront un secret pour le moment.

    Car il est vrai, il n’a jamais su définir autre chose que l’amitié dans sa vie. Cela reste le sentiment le plus « noble » et le plus « bienfaisant » qu’il a pu connaitre de toute sa vie. Sa relation avec Vuk est amicale. Il existe des amitiés tellement simples, tellement complices qu’elles peuvent en devenir compliquées ou faire naitre certaines pensées plus ou moins inconscientes. Le rythme d’une relation amicale fait partie intégrante du cadre global dans lequel le lien s’inscrit. Plus ce cadre est défini, interrogé et discuté, plus chacun risque de s’y sentir à l’aise, respecté dans ses besoins et envies. Définir le rythme de la relation amicale revient donc à réfléchir, ensemble et chacun avec soi, de la place que l’on désire donner au lien, de la manière de l’inscrire dans sa vie, ses contraintes. Ce temps de réflexion a pour double avantage de mettre en perspective la valeur et l’apport de cette relation (amicale) dans notre existence tout en lui conférant un sens conscientisé, assumé. Il existe autant de rythmes possibles que de combinaisons humaines : une quasi infinité. De relations entretenues à distance en se donnant des rendez vous une fois par an (voire parfois moins) à une amitié forte, quotidienne, dans laquelle chacun ouvre une partie de son intimité… La gamme des possibles s’avère particulièrement large et ne demande qu’à s’enrichir des idées et désirs communs.

    Nourrir un lien d’amitié revient, avant tout, à donner du sens aux échanges : verbaliser ses ressentis et donc ses émotions, mais aussi ses expériences, ses envies et permettre à notre ami d’en profiter. Cela passe aussi par notre capacité, plus ou moins grande, à faire preuve d’écoute et d’attention. En parallèle de cela, différentes expressions peuvent venir enrichir le lien et l’alimenter… Pas toujours simple de témoigner l’intérêt que l’on porte à un ou une amie, sans nécessairement se montrer intrusif ou imposer ses ressentis. Les petites attentions, généralement discrètes, peuvent permettre de montrer que l’on pense à la personne. Cela peut prendre la forme de messages téléphoniques par exemple. Autant d’espaces où l’on ne formule pas de demande à l’autre, juste un témoignage de présence, de contentement ou d’amour. Ça parait si simple mais parfois, ça parait aussi si compliqué. Peut être que certains n’aiment pas par exemple les appels et messages téléphoniques. Elliott préfère partager quelque chose d’authentique sur le moment présent, celui qui s’offre à nous, de prouver qu’il se passe quelque chose de spécial et d’unique qui rend par la suite l’amitié unique également. Et dans ce partage, il se peut qu’on se rende compte de certains éléments qu’on n’a pas toujours compris, et qu’on ne cherche toujours pas à comprendre, à verbaliser...

    « Tu me feras alors signe pour décider du jour... » Dit-il spontanément sur une expression naturellement sereine et sincère. Elliott n’est pas l’homme à vouloir à tout prix contrôler ses émotions. La spontanéité prime, et c’est peut-être pour ça que par moments, il espère que Vuk ne se censurera pas, et ira au bout de ses pensées. Il l’écoute sa description, sa réponse, et il reste pourtant silencieux face à elle...Parce que s’il ne voit pas, il est en mesure de différencier les différents tons d’une voix, les nuances, les émotions qu’elle porte. Et la voix de Vuk est révélatrice de nombreuses choses...Mais Elliott ignorait bien comment les interpréter, il préférait ainsi le silence, et l’écoute à nouveau. Le discours que prenait Vuk à cet instant eut un effet agréable sur Elliott, qu’importe ce que pouvait y penser son interlocuteur en s’excusant. Il avait réussi à le toucher profondément...La tournure qu’a prise la conversation était tellement intéressante à ses yeux, qu’il en perdait le gout de piquer à nouveau dans sa bière. Sur un sourire à la fois franc et tendre, il répondit à son tour. D’abord, en donnant réplique à la dernière question de Vuk. « Il se trouve que je les aime bien, tes monologues....qui en disent beaucoup et ne sont jamais dénués de sens pour moi... » Les doigts de sa main gauche quittèrent l’emprise sur sa bière et allèrent frôler les touches du piano, sa tête s’inclinant naturellement vers la même direction, alors qu’il ajoutait doucement. « Tu ne devrais pas craindre de formuler les choses de vive voix avec moi...Au contraire, je préfère que tu ne te censures pas, plutôt que de sentir que tu me caches quelque chose, ou encore que tu te retiennes d’en faire une autre... »

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MessageSujet: Re: Time is running out | Elliott Ven 26 Oct - 14:02


i'm so stupid

Je me demande toujours comment j’arrive à me retrouver dans des situations totalement impossible à gérer. Et la réponse est très souvent la même : je ne réfléchis pas avant de parler. A force, je devrais m’habituer, faire davantage attention. Mais il faut croire que je suis un cas désespéré, parce que ce n’est pas ce qu’il se passe. Ma bouche s’obstine à s’ouvrir et à dire des choses que mon cerveau me hurle de taire. Sans doute que mon corps est plus fort que mon cerveau. Parce que ce dernier est trop fatigué. Je réfléchis trop, sans doute, ça le détraque. Bref. Tout ça pour dire que Elliott vient de répondre à mes propos, et me fait douter. A-t-il seulement compris de quoi je voulais parler ? Je n’en ai pas la moindre idée. Je ne pense pas. Parce que même moi, j’ai du mal à réellement saisir où je veux en venir. Enfin si, je sais ce que je voulais dire, bien sûr. J’ai juste du mal à me comprendre moi-même. Alors essayer de comprendre ce qu’il y a derrière les paroles de Elliott…. Impossible !

J’aimerais bien revenir sur le sujet des voyages, parce que ce serait beaucoup plus simple d’embrayer là-dessus. Quand je commence à parler du monde, des différentes cultures existantes, de la beauté des paysages si changeants d’un pays à l’autre, je suis capable de parler pendant des heures. C’est quelque chose qui me passionne. Je voudrais passer mon temps à voyager. Tout découvrir. Tout ce qu’il y à voir sur notre petite planète bleue. Mais je n’aurais pas assez d’une vie, et ça fait peur, quand j’y pense. Le temps passe à une vitesse phénoménale. C’est impressionnant. C’est effrayant, même. Peut-être est-ce pour cela que je suis toujours pressé. Que je ne prends que trop rarement le temps de me poser réellement quelque part pour profiter de quelque chose. Bien sûr, il y a des exceptions. Je pourrais rester bloqué tous les matins devant le levé du soleil, par exemple…. Ou passer mon temps avec Elliott – c’est loin d’être du gâchis.

Mais si je reviens sur mes propos, ça fera vraiment pas discret. D’accord, il a l’habitude que je passe du coq à l’âne sans raison valable, juste parce que j’ai pensé à quelque chose en particulier. Mais la conversation semble trop sérieux pour qu’il ne croit pas que je me fous de sa gueule ou que je ne le prends pas au sérieux si je réponds pas à sa question. Et j’ai pas trop envie qu’il pense cela. Parce que ce n’est pas le cas.

D’un autre côté, je ne sais même pas comment lui répondre. Je n’ai aucune idée de quoi dire, ou comment le dire, parce que je ne sais même pas moi-même exactement ce qui se passe dans mon esprit qui n’en fait qu’à sa tête. Saleté.

« Tu sais, c’est pas à cause de toi. Plutôt à cause de moi, techniquement. Tu sais bien que j’ai tendance à toujours compliquer les choses. » Je lève les yeux au ciel. Voilà que je recommence à dire n’importe quoi. Je me demande comment il réussit à me suivre, parfois. Je dois me justifier, il a son air perplexe de « je ne comprend rien à ce que tu racontes » du moins, j’ai l’impression. « Je ne sais pas comment toi tu fais pour toujours les rendre aussi simple. J’aimerais bien avoir ton recul, tu sais. Ça m’aiderait beaucoup. » C’est vrai, j’ai besoin de relativiser. Pas de faire une montagne de choses futiles. Bon, présentement, ce n’est pas futile, mais bon. Je soupire, passe une main sur ma nuque et tape du pied sur le sol nerveusement, terminant le fond de ma bière avant de la poser au sol. « Je n’ai pas envie de compliquer les choses, tu comprends ? » As-tu seulement déjà eu quelqu’un dans ta vie ?... C’est la question qui me brûle les lèvres mais je parviens à me raviser au dernier moment. C’est mal, et vil, cette question. Je n’arrive pas à croire qu’il n’ait pu ne pas avoir la moindre « histoire de cœur » ou même « aventure » de sa vie. Cela me paraît impensable, le connaissant : après tout, il est bel homme, il est attentif, il est agréable et il ne se plaint jamais ! Qui ne rêverait pas de quelqu’un comme ça ? Il est aveugle. Et alors ? Est-ce que cela freine autant de gens que ça ? J’ai du mal à me l’imaginer, pourtant, il m’a bien dit il y a quelque minute que sa cécité était un obstacle colossal aux relations amoureuses. « Je ne sais même pas pourquoi je me prends la tête comme ça ! Je suis un imbécile. » J’ose poser une main sur son épaule et je le fixe pendant quelques secondes. « Tu me fais confiance ? » Je m’arrête une seconde et m’exclame. « Mais qu’est ce que c’est cliché ça !!! en fait, j’ai envie de t’embrasser depuis tout à l’heure, voilà ! » Je m’arrête brusquement et ôte ma main de son épaule avant de me lever et de prendre ma tête entre mes mains. La bombe est lancée. Mais quel crétin !! Pourquoi ne suis-je pas fichu de me contrôler lorsque je suis en état de stress ?! « Oublie ça. » Ben voyons.


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MessageSujet: Re: Time is running out | Elliott Sam 27 Oct - 20:23

    Qu’est ce qu’il voulait dire par sa dernière phrase ? Peut-être qu’Elliott voulait découvrir cet inconnu préservé par Vuk. Ces malaises qu’il ressent de sa part et qui n’ont pas été exprimés. Ces phrases qui ne se terminent pas, même si ça, il en avait pris l’habitude. En fait, Elliott était en quête d’inconnu. En même temps, il se lance toujours vers l’inconnu, à chaque fois qu’il se lève et qu’il quitte son petit confort en dépassant le pas de sa porte. C’est plutôt un autre style d’inconnu qui s’opère ici. Elliott ne connait pas tout de Vuk, pourtant, il semble qu’il lui porte une certaine confiance pour faire une demande qui sous-entend qu’il désire l’honnêteté et la vérité, qu’importe ce qu’impose celle-ci. Ce n’est pas du tout le genre d’Elliott d’accorder sa confiance facilement et d’accepter quelque chose sur un coup de tête. Il est assez réfléchi pour ne jamais prendre une décision à la légère. L'Inconnu, évoque en lui un bruissement lointain. Lors de croisées dans les rues, surgissent ces êtres sourire aux lèvres et tenues recherchées, sillon de parfum. Ou alors tout le contraire, il n’en sait pas grand-chose en réalité, ça reste inconnu. Il pense alors qu’ils doivent certainement dissimuler aux yeux de tous, leurs âmes derrière un faux paraître. Que ce soit un homme élégant, une femme aux gants d'argent, ou des perdus malhabiles tantôt errant, tantôt frémissant. Tout n’est qu’un mystère pour lui au bout du compte.

    Dans sa vraie nature, Elliott ne fait donc rien d’autre qu’être en osmose avec l’inconnu. L'âme se perd, se déloge, s'éloigne...L'esprit s'agite, pulse jusqu'à ce que le désir fane. Chaque inconnu est une danse non dite. Chaque mystère se grave dans sa vie, qu’elle soit bonne ou maudite. Il ne sait pas encore comment la qualifier. L'inconnu l’attire plus que tout, l’emprisonne. L'inconnu le fascine, l’empoisonne. Sans mystère, sa vie se perd... Pas de création, de recherche, ce serait le néant. Il n’avait pas à se plaindre de ce qui lui arrivait, il devait l’exploiter pour découvrir autre chose, pour regagner ses sens par l’inconnu, par la nouveauté, par la surprise. Elliott entendit Vuk reprendre la parole sans pour autant distinguer parfaitement ou il voulait en venir. Plus Vuk déposait des mots à haute voix, plus Elliott fronçait les sourcils, laissant une expression interrogative s’éprendre de ses traits. « Non, je ne comprends pas vraiment... » Finit-il par lui avouer, ne voulant pas pousser Vuk à dire ce qu’il ne désire pas. Mais seulement éclaircir ces dernières paroles prononcées. En réalité, Elliott s’imagine Vuk comme une personne qui respire la liberté. Et il voudrait tellement que cette liberté là puisse un jour se retranscrire dans ce qu’il dit. C’est-à-dire, qu’il ne craigne pas de lui révéler ce qu’il a sur le cœur, qu’importe le sujet ou le domaine. Être libre ! C’est un souhait, parfois un cri, souvent, fort heureusement l’expression d’un ressenti. Mais de quoi a-t-on besoin d’être libéré ? Quelles sont ces chaines dont on a besoin de se libérer ? Quand cette liberté finit par claironner en notre for intérieur, si fort que la joie nous anime, c’est toujours le cœur joyeux et plein d’une paix incommensurable que l’on ressentira le besoin de la manifester.

    La manifestation des choses, c’est ça aussi ce qu’il recherche, ce qu’il veut ressentir de la part de Vuk. Pas de censures lui avait-il dit, ça voulait dire beaucoup. Car si Vuk se permet certaines libertés, Elliott pourra en faire de même. Et qu’importe que ce soit l’inconnu qui suivra...il en voulait ! Quelque part, il le souhaitait ! Néanmoins, la suite donnée par son ami ne fit rien d’autre qu’augmenter son incompréhension. Il sentit la main de Vuk sur son épaule et la réponse à cette question posée lui paraissait être une évidence, elle l’a surpris. « Mais bien sur que je te fais confiance ! » Mais qu’est ce qui pouvait bien tracasser autant le jeune homme ? Comme si l’agitation de ce dernier se propageait dans la pièce, Elliott pris appuie sur le piano afin de se lever à son tour. La main de Vuk toujours sur son épaule...jusqu’à ce qu’elle s’envole. La main, tout comme l’aveu qu’il venait de lui donner. L’embrasser ? Elliott se fige sur place, la bouche légèrement entrouverte, ne sachant quoi dire. Alors, cet inconnu qu’il voulait découvrir, ça lui fait quel effet ? Ça ne lui fait encore aucun véritable effet. Lui qui n’a jamais connu de premier baiser, il se sentit ...bête sur le coup ! Ce n’est pas tant le fait que Vuk veuille l’embrasser qui le déstabilise, mais bien le fait de ne même pas savoir lui donner cela, car il ne connait cette sensation, encore moins comment s’y prendre. Et au bout du compte, un baiser, il en rêvait ! Il en rêvait encore plus s’il lui était donné par une personne qu’il appréciait tellement !

    « Oui...il vaut mieux que tu oublies, parce que tu risques d’être déçu... » Dit-il douloureusement, baissant la tête, baissant le ton de la voix. « Je suis condamné à ne pas connaitre l’amour ni la magie du premier baiser. Et pourtant, je donnerai le peu que je possède pour le connaitre, ne fusse qu’une fois... » Avouait-il à son tour. Réalisant que son handicap combiné à sa réserve ont fait en sorte que durant 24 longues années, Elliott demeurait un novice en tant de choses. « Qui voudrait réellement embrasser un novice de toute façon ? » Fit-il sur un sourire forcé, qui ne dura qu’une fraction de secondes, alors qu’il effectuait un effort monstre pour tenter d’atteindre sa cuisine, de disparaître, de se faire tout petit...L’atmosphère ayant changée de couleur.

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MessageSujet: Re: Time is running out | Elliott Mar 30 Oct - 21:32


oh my...

Parfois ma spontanéité me joue des tours. Comme maintenant. Et alors que le silence s’installe, lourd, pesant, insupportable, mon ventre se tord sous la crainte. Mes yeux se posent sur ma bouteille de bière vide, et j’ai une brusque envie d’en ouvrir une autre pour la boire d’un coup. Ou plutôt un verre de vodka-coca. Plusieurs, même. Ce serait sans doute plus efficace pour oublier le fait que j’ai encore agi comme un parfait crétin. J’ai une trouille monstre. Je crois que j’ai rarement autant redouté une réponse de mes misérables vingt années d’existence. Pourquoi est-ce que je n’arrive pas à tourner la langue sept fois dans ma bouche avant de parler, surtout quand je sais pertinemment que je vais dire une connerie ? J’angoisse tellement que je n’ose pas poser mon regard sur lui. J’ai les mains moites. Il ne me répond pas. Ça veut bien dire ce que ça veut dire. Il ne sait pas comment refuser de manière polie. Et puis, au fond, je le comprends. D’où ai-je le droit de lui dire une chose pareille, et surtout pourquoi accepterait-il? Non seulement la façon dont je l’ai dit était pitoyable, mais en plus de cela, je n’ai eu absolument aucun tact. Comme d’habitude. Je me désespère.

N’y tenant plus, je m’apprête à ajouter quelque chose pour clore définitivement le sujet, mais il me prend de vitesse en me demandant d’oublier. Je fronce les sourcils et pose enfin mon regard sur lui pendant qu’il se justifie. Et je reste interdit pendant quelques instants. Alors c’est bien vrai ? Il n’a jamais eu une relation qui se rapproche de près ou de loin à une relation amoureuse ? Rien, nada ! Avec personne ? Ni même un simple baiser ? Comment un handicap peut-il freiner autant de gens ? J’en reste choqué. Comment est-ce tout simplement possible ? Elliott… Tout ce que je sais, c’est que j’ai tout sauf envie de me moquer de lui.

Je cligne des yeux, sa dernière question repassant dans mon esprit. Je m’agite, réalisant que je suis resté un certain moment silencieux, et proteste. « Elliott ! » Je lève les yeux au ciel et me précipite dans la cuisine en agrippant son poignet doucement. « Attends… » D’une légère pression sur sa main, je le fais se retourner vers moi. Je reste silencieux pendant quelques secondes puis finis par sourire. « Tu sais, parfois, tu m’impressionnes, vraiment ! Dans le bon sens ! Mais là…. Franchement, es-tu complètement idiot ou est-ce que tu le fais exprès ?! » J’éclate de rire, laissant la pression retomber légèrement. Il reste perplexe. « Je ne comprends pas comment personne n’ait eu un jour l’envie de t’embrasser, vraiment. Tu sais, à ce point-là, ce sont eux les vrais aveugles, pas toi !» J’ai besoin de parler beaucoup pour décompresser. Si la parole est parfois ma pire ennemie, elle est aussi ma meilleure arme contre les situations embarrassantes, aux lourds silences qu’on ne sait pas comment briser. Paradoxal, n’est-ce pas ? Avec précaution, un peu maladroitement peut-être, je porte la main à son visage et effleure ses lèvres de mon pouce. « Et si tu savais comme je m’en fiche d’embrasser un novice ! » Je fais le malin mais mon ton est mal assuré, je suis un peu intimidé. « Pour quelles obscures raisons t’aurais-je dit ça, sinon ? » Ce n’est pas n’importe qui. C’est Elliott. Et il s’agit de son premier baiser. Je pousse un soupir angoissé. Est-ce que je suis prêt à prendre cette responsabilité ? Oui. Je ne peux pas le laisser croire une seconde de plus que je n’ai pas envie de l’embrasser sous prétexte que c’est un « novice » ! N’importe quoi ! Je prends une inspiration et me décide. C’est maintenant ou jamais. Mon visage se rapproche du sien, je dépose mes lèvres sur les siennes et ferme les yeux. Ma main agrippe sa chemise au niveau de son torse, l’autre ayant glissée sur sa nuque. Les battements de mon cœur s’affolent. Je me demande s’il peut l’entendre, parce que j’en suis moi-même surpris. C’est doux, c’est bon. On se calme, Dex’ ! C’est certes loin d’être mon premier baiser en général, mais avec Elliott, si. Ce qui revient au final presqu’au même. C’est grisant, et inconnu. Une poignée de secondes plus tard, je romps le contact et rouvre lentement les yeux pour l’observer, intrigué par sa réaction. Ce n’était qu’un baiser chaste, mais je ne veux pas le brusquer (et me brusquer moi-même par la même occasion). Il n’a pas bougé, je ne sais pas trop si c’est un bon ou un mauvais signe, mais cela m’effraie. Je n’arrive pas à déchiffrer ses traits. Alors j’attends, incapable de dire quoique ce soit pour le moment, et me décide à libérer son poignet de mon emprise.


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MessageSujet: Re: Time is running out | Elliott Jeu 1 Nov - 23:52

    Puisqu’ici bas toute âme donne à quelqu’un sa musique, sa flamme ou son parfum. Au fond de lui, Elliott a toujours voulu savoir ce qu’est réellement cette sensation. Si jouer de la musique pour autrui est un exercice qu’il effectue quotidiennement. Jouer spécialement quelque chose pour une personne en particulier n’a jamais été quelque chose qu’il a connu. Non, jamais Elliott n’a eu de personne importante, qui a pu le pousser à désirer des choses, qui demeuraient encrées dans ses rêves uniquement. Sa flamme n’a jamais pu prendre vie, car personne autour de lui n’a su lui montrer qu’il en avait bien une qui n’attendait qu’une seule petite étincelle pour se mettre à briller. Son parfum, il se demande si quelqu’un a pu le desceller ne serait-ce qu’une fois. Car pour sa part, il en a senti des parfums au cours de sa vie par son sens olfactif qui est un repère. Il ne voulait pas de cette expérience là, mais plutôt celle qui fait en sorte de se dire que le parfum de telle personne nous fait tourner la tête, et perdre nos sens. Il pensait ce qu’il disait. Elliott était un novice, la vie ne lui a jamais offert quoi que ce soit qui puisse lui ouvrir les portes d’une relation d’un autre style, de contacts jusqu’ici inconnus mais bien désirés tout au fond de lui. Ni femme, ni homme. Et lorsqu’on est atteint de cécité comme lui depuis si longtemps, et lorsqu’on n’a pas reçu une éducation qui place systématiquement un homme avec une femme...Le sexe n’a que très peu d’importance. Ce qui compte, c’est seulement de trouver quelqu’un qui va au-delà de l’handicap, et lui fasse découvrir d’autres horizons, lui fasse vivre de nouvelles sensations.

    Elliott avait plus besoin d’amour, que d’ovations d’un public admirateur de son talent de musicien. Il a senti les lèvres de toutes ces filles se poser sur ses joues lorsqu’il était plus jeune et qu’il s’amusait à jouer le piano devant les cousines et les amies de ces dernières. Et il avait pensé en ce temps qu’elles le remerciaient pour la chanson. Puis il se disait que peut-être jamais il ne connaîtrait le bonheur, jamais il ne connaîtrait le baiser tel que le décrivent certains. Au bout du compte, il s’était fait à l’idée qu’il faudrait du temps, beaucoup de temps, beaucoup de chance aussi, pour que quelqu’un puisse un jour lui offrir ce mystère qu’est le baiser. Il se raccrochait à une définition de ce dernier, il imaginait qu’un jour peut-être, dans un geste naturel, tendre, imprévu, mais toutefois teinté d’anxiété, des lèvres se frôleront et se plaqueront, les langues se chercheront, se rencontreront et tournoieront dans la bouche. Les mains se lieront, les yeux se fermeront pour mieux centraliser ce nouveau trouble. Les frissons parcourront les corps qui s’enlaceront pour ne faire plus qu’un. C’est un moment magique et à la fois mystérieux qu’il attendait depuis si longtemps. Mais il ne voulait forcer quiconque à le faire. C’est pour cette raison qu’il avait choisi de quitter son salon pour se rendre vers sa cuisine. A trop en dire, il avait le sentiment qu’il forcerait Vuk à faire quelque chose sur laquelle il hésitait, n’étant pas sur de vouloir ou de pouvoir le faire.

    Une main vient le retenir pourtant. Vuk l’avait rattrapé dans sa cuisine, l’obligeant à se retourner vers lui. Il pouvait sentir la proximité du corps de ce dernier, sa chaleur également par ce contact sur son bras. Sa voix était si proche. Il l’entendait si bien. Perplexe face au rire de Vuk et à sa réflexion, il est immobile ne sachant vraiment plus quoi dire, et encore moins quoi faire. C’est l’incertitude qui se peint sur les traits doux de son visage. Son regard bleu, fixe comme d’habitude, mais surtout interrogateur. Les autres pouvaient être aveugles, c’est sur. Mais sa cécité pouvait tout autant paraitre comme un obstacle qui fait fuir. Ses paupières clignent vers le bas sur cette pensée. Mais le ton de Vuk venait de changer, et cela l’interpella en même temps que les paroles qu’in prononçait présentement. Ses doigts qui frôlent sa bouche lui procurent un frisson que jamais, de toute sa vie, il n’avait ressenti. Son corps de tendait. Mais il avait un élan qui ordonnait d’aller vers l’autre. Et soudainement, il sentit des lèvres se poser délicatement sur les siennes... Il en fut électrisé sur le moment ! Elles étaient douces et chaudes et humides. Hésitant mais curieux, le contact de la main de Vuk au niveau de sa Vuk décuplait ses sensations. Ses lèvres ont commencé par bouger, puis à explorer les siennes, à les goûter. Son cœur s’emballe. Et une chose prend naissance en son ventre, un vertige, une envie de gourmandise, une sensation des plus étonnantes mais des plus agréables.

    Et puis, le contact se rompe. Surpris par cette fin qui donna lieu à un silence total de sa part. Le souffle d’Elliott en devint saccadé, et sa main alla à la recherche des battements de cœur de Vuk. Les sentir laissa place à un sourire chez lui. Et cette même main remonta doucement jusqu’aux lèvres de Vuk qu’il caressa du bout des doigts. « Tu viens de me donner mon premier baiser... » Soufflait-il doucement, un sourire timide illumina les traits de son visage. Sa main, continua le parcours du visage de Vuk pour finalement déboucher sur son torse, ses doigts s’agrippant à son chandail. « Est-ce que je peux en réclamer un second ? » Le premier, déjà inoubliable, a éveillé en lui une envie d’explorer davantage. De renouveler plus assurément l’expérience...Et surtout, de re-gouter à ses tendres lèvres que possédaient Vuk

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MessageSujet: Re: Time is running out | Elliott Mar 6 Nov - 17:46


please don't let me down

Le temps passait, il aurait du être rentré chez lui depuis un moment pour se préoccuper de sa mère, être là pour elle, parce qu’elle était souvent seule. Mais à cet instant-là, il était bien loin de penser à tout cela. Il pensait juste à Elliott, à ses lèvres qu’il venait d’embrasser, à comment il avait l’impression d’être un parfait gamin, angoissé par la réaction de celui pour qui il avait des sentiments…. Parce que c’était bien cela, au fond ? Il ne pouvait pas avoir tant envie de l’embrasser s’il ne ressentait rien pour lui, ce n’était pas possible autrement. Et si ça le grisait, ça l’effrayait également. Il détestait être dépendant de qui que ce soit, et commencer à ressentir des choses pour quelqu’un, c’était loin d’être un bon début pour être pleinement libre. Il n’avait pas eu de relations franchement réussies. Il n’avait pas eu nombre énorme de relations, et il ne s’attachait pas souvent aux gens, mais lorsque c’était le cas, il devenait accro bien trop vite, et la redescente sur Terre était à chaque fois trop violente : il en souffrait. Parce que cela se finissait toujours mal, et il n’avait quasiment jamais été à l’origine d’une rupture : parfois par lâcheté, mais souvent parce qu’il tenait réellement bien trop à la personne en question. Il savait qu’il était loin d’être facile à vivre, et se jetait souvent la pierre, mais après tout était-ce réellement toujours de sa faute si les choses tournaient mal ? Etait-il à ce point imbuvable, ou lassant ?

Sa dernière relation amoureuse en date datait d’un peu plus de six mois maintenant, et s’il en souffrait encore, ça allait bien mieux. Il avait tendance à totalement l’occulter de son esprit lorsqu’il se trouvait avec Elliott, ce qui l’avait amené à s’interroger sur ce qu’il ressentait pour lui. Et là, alors qu’il l’observait juste après ce baiser, il commençait de nouveau à s’interroger. Mais toutes ses pensées furent envoyées au loin lorsque Elliott se mit à bouger et glissa sa main sur son cœur, souriant en réaction à ses battements de cœur un peu désordonnés qu’il devait entendre. Sa main tâtonna ensuite jusqu’à son visage, et le souffle de Vuk s’accéléra sensiblement alors que les doigts de son ami effleuraient ses lèvres à son tour. Il détestait l’état dans lequel cela le mettait. Mais il n’était pas au bout de ses peines, puisqu’Elliott en vint à agripper son T-shirt et lui réclamer un nouveau baiser, avec ce mélange d’envie certaine et de réserve, et avec son éternel sourire doux qui faisait battre son cœur un peu plus fort encore.

Vuk s’approcha davantage encore de son ami et lui vola brièvement un baiser, avant de sourire contre ses lèvres. « Franchement je sais pas hein » Il avait l’esprit taquin, et il se sentait euphorique, ça faisait un moment qu’il ne s’était pas senti aussi bien. « J’hésite.. » Glissant une main dans les cheveux de son vis-à-vis cette fois – ça faisait un moment qu’il avait envie d’y glisser sa main, même s’il ne l’avouerait sans doute jamais – , il recommença plusieurs fois son manège, déposant de brefs baisers sur les lèvres d’Elliott, jusqu’à ce qu’il sente l’agacement de ce dernier. Alors, éclatant d’un rire léger, il finit par reprendre son sérieux et fermer les yeux pour l’embrasser de nouveau, et cette fois ses lèvres s’attardèrent sur les siennes. C’était doux, c’était bon, il se sentait bien. Il sentait Elliott prendre un peu plus d'assurance, et ça le rassurait. Et lorsque le baiser s’intensifia, il glissa sa main libre dans le dos de son ami pour le rapprocher de lui, encore un peu plus, agrippant son T-shirt dans son dos, laissant les sensations prendre le dessus sur tout le reste. Sur ses questionnements, ses envies de bien faire, sa crainte de ne pas être à la hauteur, et sur tout ce qui pouvait lui occuper l’esprit à ce moment-là. Il n’y avait plus rien. Juste lui, Elliott, et le baiser qu’ils échangeaient. Alors peut-être que c’était une mauvaise idée, peut-être qu’il n’aurait jamais dû commencer à l’embrasser et que tout allait lui retomber dessus encore une fois, mais à cet instant il avait tout sauf envie de s’en préoccuper. Après tout, il aurait bien assez de temps plus tard pour réfléchir à tout cela.



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MessageSujet: Re: Time is running out | Elliott Dim 11 Nov - 22:27

    Il suffit d’un rien pour donner naissance à tant de sensations inconnues. Oh que oui, il aime à explorer l’inconnu, sa condition l’oblige même à cela. Mais c’est bien la première fois qu’il découvre cet « inconnu » là, que représente le baiser. Cette caresse des plus inoubliables. Jamais il ne s’était vraiment imaginé les sensations que cela pourrait pousser. Il ne pouvait pas savoir, tant qu’il ne l’avait pas reçu. Et ce jour a bien fini par arriver. Si on lui avait dit au début de leur rencontre que ce serait Vuk qui lui offrirait ce premier baiser, Elliott aurait eu du mal à y croire. Et pourtant, c’est bien cet ami qu’il avait appris à découvrir, à apprécier grandement, qui a exaucé l’un de ses souhaits cachés. On attache une certaine valeur émotionnelle au premier baiser. Il marque le premier pas vers un degré d'intimité dans une relation. Le message verbal adressé après ce geste semble important, certains utilisent l'humour, d'autres passent directement au registre des mots érotiques subtils ou charnels, d'autres tentent de garder l'ambiance romantique qui accompagne le début de la relation, mais dans tout les cas, le message verbal prend une certaine importance en raison de la réceptivité et l'attente qui caractérisent le début d'une relation. Elliott avait choisi de donner une forme verbale à cette première fois. Car c’en est une. Il l’a fait simplement, sur un sourire, des palpitations nouvelles et agréables dans le ventre, un cœur qui bat si bien...En disant tout simplement ce que venait de lui donner Vuk. Tout en faisant commande d’un second, ne semblant pas se satisfaire d’un seul à présent qu’il sait quel effet cela peut faire...

    Léger, comme sur un petit nuage. Il se sentait si bien proche de lui. Détaillant pour la première fois de son toucher ses lèvres, mais également les détails de son visage, prenant plaisir à le faire. Pour avoir finalement ce petit geste de s’accrocher à son t-shirt, comme une demande de rester près de lui, de rester encore, de lui faire encore découvrir cette chose qu’il a ratée durant vingt quatre années de sa vie. Il est certain que ce ne sont pas les baisers les plus "profonds" qui provoquent toujours les excitations les plus violentes, comme il n'est pas douteux que, pour le premier baiser d’une vie, la maîtrise réside non seulement dans une certaine retenue, mais surtout dans les nuances. Plus encore chez Elliott, pendant cet échange, une grande importance échoit à l'odorat ; le nez, étant en contact étroit avec la peau et les environs de la bouche, en reçoit des impressions olfactives, auxquelles s'ajoutent celles de la bouche et du parfum de l'haleine. Mais il est certain qu'un élément, le goût, fait totalement défaut à l’odorat. Il est pourtant absolument sûr que le baiser possède un goût ; et celui qu’il venait d’avoir était exquis. Ses lèvres furent sollicitées une nouvelle fois comme il l’avait demandé, mais ce fut pour un très court instant...Ah, Vuk voulait jouer ? La tête d’Elliott s’incline légèrement sur le coté face à cette taquinerie, son sourire faussement intrigué se détend lorsqu’il sent la main de Vuk se nicher dans ses cheveux. Oh, que d’agréables sensations venant de gestes aussi simples ! Il se laissa faire, pendant un bon moment, laissant Vuk le loisir de jouer un peu...Avant finalement de ne plus en pouvoir, il en voulait plus, tellement plus que ces effleurements aussi agréables soient-ils ! « Si tu continues à jouer comme ça, je vais finir par te mordre ! » Déclara t-il pour rire à son tour.

    Et puis, finalement, les choses reprenaient. Il se laissait caresser, enivrer, leurs haleines se mêlant, leurs langues cette fois se découvrant, se caressant. Après quelques secondes, Elliott se fit spontanément plus gourmand. Sa langue pénétra dans la bouche de Vuk, ses lèvres se plaquèrent sur les siennes. Sa main caressa son cou, sa nuque, et il se colla davantage à lui. Il a hissé sa poitrine sur la sienne, sa main se posa dans son dos. Alors qu’il soupirait dans sa bouche, et qu’ils continuaient à s’embrasser. Elliott sentait mon bas-ventre palpiter, chauffer, s'humidifier. Il n’avait qu'une seule envie, qu'il s'abandonne à ses caresses, à ses baisers. Pendant de longues minutes, ils ont échangé ce baiser langoureux, un baiser torride, un baiser brûlant, un baiser du feu de dieu. Leurs langues dansaient dans leurs bouches une folle farandole, quand il quittait ces lèvres... Ses deux mains parcouraient toute la surface de son dos. Il relâche doucement l’étreinte, se remettant doucement de ses émotions, mais gardant sa tête nichée dans le cou de Vuk, tout en avouant...

    « Dit moi... » On pouvait deviner un sourire sur ces deux petits mots, ce dernier pourtant ne pouvait pas s’attendre lorsqu’il demanda timidement. « ça veut dire qu’on est...ensemble ? Ou un truc comme ça ? » Elliot et son inexpérience dans le domaine, c’était inévitable qu’il pose cette question, ne sachant à quoi s’attendre sur la suite. Conscient que Vuk sortait d’une rupture qui certes, date, mais qui a l’air de le travailler encore...En fait, au fond de lui, Elliott n’espérait n’être qu’une roue de secours...

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MessageSujet: Re: Time is running out | Elliott Jeu 15 Nov - 19:12


affraid

Cela faisait longtemps que je n’avais pas échangé un baiser aussi passionné avec quelqu’un. Je ne savais pas quelle en était la cause, peut-être l’ivresse de la première fois pour Elliott, l’inconnu pour moi… Je n’en savais rien, mais je ne voulais pas que ça s’arrête. Il prenait tellement d’assurance que je ne savais plus trop ou donner de la tête, je finis par cesser de réfléchir, juste agripper son t-shirt dans son dos, crisper ma main dans ses cheveux, me coller à lui, toujours plus, le laisser m’enlacer avec force. Il était partout. Dans mon cou, ma nuque, mon dos… La température semblait avoir grimpé de plusieurs degrés, j’avais chaud, je commençais à avoir du mal à aligner deux pensées cohérentes… Et bien sûr, il fallut que nous nous séparions, impératif biologique… Essoufflé, les joues rouges, les mains moites et les jambes légèrement flageolantes, je le laissais rester tout contre moi, ma main elle gardait sa place dans ses cheveux que je caressais distraitement, plus occupé à reprendre mes esprits. La question de savoir si c’était réellement sa première fois me traversa l’esprit, compte tenu de l’ardeur avec laquelle il avait répondu à mon baiser, mais je ne l’interrogeai pas à haute voix, appréciant cette quiétude comme il se le devait. Je n’étais de toute façon pas doué avec les mots, ce n’était pas une nouveauté. Aussi me retrouvai-je comme un con à sa question. Ma main se crispa légèrement dans ses cheveux, je restais silencieux quelques secondes, histoire de savoir comment répondre le mieux à cette question. Je n’avais pas l’habitude d’être questionné au début d’une relation, de mettre des mots sur tout cela, et cela me déroutait beaucoup. « Euh.. je, je suppose. » fis-je en bégayant avant de fermer les yeux de consternation. J’étais lamentable. « Enfin, je veux dire… » ajoutai-je rapidement avant de pousser un léger soupire d’agacement. « Tu sais bien que je suis pas doué pour m’exprimer. D’habitude, on n’en parle pas tout de suite au début d’une relation… ». J’avais l’impression d’être incompréhensible. Je le sentis ensuite se crisper contre moi – ou du moins, j’en avais l’impression - et tournai légèrement la tête pour l’embrasser sur la tempe afin de le détendre. « On est… « ensemble » que si tu le veux… » lâchai-je enfin dans un souffle.

Peut-être était-il effrayé, après tout ? Parce que personnellement, je l’étais, et pas qu’un peu. Surtout en parlant à haute voix d’une relation, parce que du coup, je pensais à tout ce que cela impliquait. Oh bien sûr, je ressentais bien des choses pour Elliott, sinon je ne l’aurais jamais embrassé, je n’aurais même tout simplement jamais eu envie de l’embrasser pendant tout ce temps. Mais m’engager était une chose difficile pour moi. Et puis, peut-être que lui ne le voulait pas énormément ? Peut-être voulait-il juste tester ce qu’était un baiser – ce qui était compréhensible, d’ailleurs, je ne lui en voudrais pas tellement si c’était le cas. Oh bien sûr, cela me ferait du mal mais je ne lui montrerais pas. Et puis, comment étais-je sensé me comporter avec lui, qui n’avait jamais eu de relation de ce genre de sa vie ? Devais-je agir différemment avec lui maintenant que nous étions plus « intimes » ? ou simplement garder mon comportement normal, celui qu’il connaissait, celui que j’avais depuis que nous nous étions rencontrés ? « Il paraît que je suis insupportable quand je suis avec quelqu’un, tu sais… » avouai-je après un moment, sans vraiment savoir si j’y croyais moi-même ou non. Mon ex – même si je n’aimais pas ce mot – me l’avait tellement répété que cela s’était à moitié ancré dans mon cerveau. En fait, j’avais peur qu’il ne veuille de moi juste parce que je lui avais offert un baiser, et aussi incroyable fut-il, j’avais peur que cela altère son jugement par rapport à moi.



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MessageSujet: Re: Time is running out | Elliott Dim 18 Nov - 20:46

    Toute cette découverte, toucher enfin l’inconnu tant désiré avait eu un effet d’ardeur venant de lui. S’il s’était laissé guidé sur le premier baiser, parce qu’il avait peur en grande partie et qu’il ne savait pas du tout comment il était bon de s’y prendre. Elliott s’était laissé aller sur le second. Il n’avait rien fait d’autre que d’explorer davantage, suivre son instinct surtout, et répondre à ses sens qui s’étaient mis à palpiter. Tous, sans exception. C’est comme renaitre. Avoir accès à une porte qui lui a été fermée trop longtemps sans doute. Et il est connu que lorsqu’on découvre une si bonne chose, on ne peut s’empêcher d’en vouloir davantage. C’est ce qui expliquait son envie de toucher, le cou, le visage. De frissonner au ballet qu’avaient partagé leurs langues. De trembler en sentant les caresses de Vuk dans son dos. C’est tout un nouveau monde qui s’ouvrait à lui. Mais qui dit nouveau, dit forcément d’autres mystères à élucider. Son inexpérience dans le domaine des relations plus intimes la laissent un peu hésitant. Elliott était dans le flou, et ignorait totalement si un premier baiser voulait vraiment dire se lancer à deux dans une relation. Ou si c’est juste quelque chose qui se partage sans trop se poser de questions sur le futur. Comment les gens se mettent à sortir ensemble d’un coup ? Est-ce que c’est une décision ? Ou c’est quelque chose de spontané ? Tout comme, il y avait dans sa tête d’autres nombreuses interrogations. Et si Vuk n’avait pas du tout, ni l’intention, ni l’envie de sortir avec qui que ce soit ? Est-ce que sa question risquerait de brusquer pu de déranger ?

    Elliott n’avait pas le choix, la tête nichée dans le cou de Vuk, il devait absolument avoir au moins un semblant de réponse à toutes ses questions qu’il se posait intérieurement. C’est vrai que tout son corps reflétait la tranquillité, une forme de détente, de bien-être. Mais son esprit, c’était un peu les montagnes russes en folie. « Je suppose », une supposition veut toujours dire que rien n’est sur, c’est quelque chose qui demande à être vérifier, telle une hypothèse dans un mémoire de recherche. Rien de tangible donc. Il comprit par la suite son erreur, la question n’avait peut-être pas lieu d’être aussi rapidement. Le jeune musicien se crispe un peu sur le coup, il laisse même s’échapper un « désolé... ». Vraiment, il avait tant à apprendre, il réalisait toutes les choses qu’il n’avait jamais connu, toutes les nuances, toutes les bases qu’il ignorait. Il sentit par la suite un contact sur sa tempe, un baiser suivit de mots qui voulaient sans doute le rassurer quelque peu. Est-ce que cela fonctionnait ? On peut dire ça, il souriait un peu du moins. Il sentait néanmoins cette ...réticence ? Ce je ne sais quoi qui lui indiquait que la question devait être discutée peut-être, voire même abandonnée pour laisser le temps apporter son rôle. Il ne savait trop quoi penser, il ne se détendait pas de nouveau, il commençait même à être anxieux. Ce souffle, ce corps...Vuk ne semblait pas tranquille, peut-être même est-il effrayé ? Elliot ne désirait en aucun cas le brusquer. N’ayant rien dit depuis quelques secondes déjà. Elliott décide de réagir enfin, il se détache de Vuk, ses mains cherchant les épaules de ce dernier afin d’instaurer clairement une distance avec lui. Oh, il n’était pas fâché, il n’était pas contrarié, il se doutait seulement qu’il n’avait pas posé la bonne question...au bon moment. Chose qu’il exprima tout de suite après un fin sourire.

    « J’adorerais te supporter...Mais, je me rends compte que ma question est peut-être un peu...précipitée ? Je suis désolé, je ne voulais pas te gêner...Je veux dire, je ne sais tellement pas comment ça se passe que je m’emballe sans doute... » Son coté réservé prenait le dessus sur lui. La liberté exprimée lors du baiser disparaissait complètement. En plus, il était mal à l’aise. « Je pense que...je veux vraiment ...être avec toi, tenter quelque chose, ou je sais pas comment ça se dit exactement...Mais je ne sens pas que tu partages cette envie...Enfin, on en reparlera sans doute, quand...quand tu voudras vraiment. » Un sourire embarrassé lui colla aux lèvres lorsqu’il eut fini, ne sachant ou se mettre alors qu’il était chez lui. Et, voilà qu’il donne une excuse bidon pour s’éclipser dans sa cuisine. « Je dois aller donner à manger à Aldo... » Ou comment réduire un instant magique, à une fin en queue de poisson !

    Peut-être, que bientôt, ils discuteront de cette conclusion étrange.


Topic terminé

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