Revival Rock

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But if you try sometimes

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MessageSujet: But if you try sometimes Dim 7 Oct - 17:51


You get what you need

La radio, la musique, les concerts... Il est bien vrai que cela occupe la majeure partie de l'emploi du temps d'Anton, que cela ne cesse de la passionner et de le surprendre tous les jours, mais ce soir rien n'aurait pu le détourner de son envie de passer la soirée au cinéma. Le jeune homme n'est pas forcément le cinéphile le plus accompli qui soit, mais les avantages de son métier lui permette de recevoir des passes pour un grand nombre d'évènements qui n'ont pas toujours un lien avec la musique. Dans le milieu, il n'y a que les contacts qui comptent, bien que ce ne soit pas une rengaine qui fasse particulièrement plaisir au jeune homme. Quoi qu'il en soit, la véritable raison de sa venue à la première de ce film ce soir n'a strictement rien à voir avec les gratuités, les passes offertes ou les invitations personnelles. D'ailleurs, Anton aurait pu venir à cette soirée accompagné, mais il a bien choisi d'y être seul. Il n'est pas exactement certain de ce qu'il recherche en y venant, mais la présence d'Eden dans ce film n'y est pas pour rien. En effet, depuis déjà quelques mois, les deux jeunes gens ne se sont presque plus parlés. Aucun froid, nul conflit pourtant, rien qu'une distanciation qui s'est installée d'elle-même se prêtant sans doute l'excuse du temps manquant à l'un et à l'autre en raison de leur horaire bien chargé. Ce n'est pas la première fois que ce genre de silence prend place, mais celui-ci est teinté d'une bizarrerie dont Anton ne peut qu'être bien conscient, quoi qu'incertain. Il a un peu de mal à ne pas faire un lien direct avec cette dernière conversation concrète qu'ils ont eu, cette fois où il lui avait enfin révélé cet aspect de sa vie que très peu de gens connaissent, soit sa séropositivité. Sur le coup, Eden et lui s'étaient entendus. La confidence avait eu en quelque sorte l'effet d'un rapprochement, malgré le malaise partagé pour des raisons différentes, d'évoquer une partie aussi importante de la vie d'Anton après autant de temps à se définir comme des meilleurs amis. Il se souvient encore d'avoir promis à Eden de ne plus lui cacher des choses aussi majeures, de ne plus lui cacher quoi que ce soit en fait. La promesse était sincère et représentait pour le jeune homme un engagement véritable dans leur amitié. Après, les choses se sont juste compliquées d'elles-mêmes. Le contact ne s'est pas fait naturellement. Si le silence entre eux lui a d'abord semblé comme étant une période de réflexion normale et essentielle pour mieux continuer sur de nouvelles bases, il est vite apparu que c'était aussi le signe d'un malaise prolongé, tout au moins d'une difficulté à poursuivre normalement comme il était entendu.

Alors cette première de film, dernier rôle d'Eden au grand écran, est peut-être bien un moyen de se sentir un peu près d'elle, ce qui lui a complètement échappé depuis peu. Aussi, Anton a toujours éprouvé un grand intérêt pour les projets de son amie, ne manquant pas un seul moment de sa carrière d'actrice. Il faut dire que se connaissant depuis tout jeunes, il partage en quelque sorte avec elle la satisfaction de la voir briller aujourd'hui. À cause du boulot, Anton est arrivé à la salle à peine quelques minutes avant le début de la projection, ce qui ne lui a pas même permis d'apercevoir Eden même s'il sait bien que cette dernière est installée au milieu de la salle en la compagnie de d'autres acteurs du film et de membres de la production. Il s'est contenté de prendre place le plus discrètement possible à l'arrière, premier siège tout près de la sortie, et de river son regard à l'immense écran où, à défaut de la voir en vrai, il voit vivre son amie deux heures durant. Lorsque les lumières s'ouvrent de nouveau, les spectateurs se mettent à applaudir tandis que le réalisateur se lève et se dirige vers l'avant de la salle avec Eden et d'autres. Il est prévu qu'il y ait une période de questions et réponses, comme c'est souvent la tradition lors de présentations spéciales de films un peu plus indépendants. Anton reste silencieux, occupé à observer Eden fort jolie dans sa robe de soirée, élégante. À un moment, le regard de la jeune femme croise le sien. Instinctivement, il lui sourit avec un léger signe de la tête, la saluant. N'étant pas de ceux à vouloir poser des questions sur le film, largement plus intéressé par la jolie actrice, Anton reste calmement à écouter les réponses, souriant parfois aux propos d'Eden lorsqu'on s'adresse à elle. Il est ironique d'arriver à avoir cette impression de la connaitre si intimement, si profondément, de reconnaitre tantôt une gêne à la façon qu'elle rit à la suite d'une question qu'on lui pose, tantôt la flamme de sa passion du cinéma et du jeu qui brille ardemment dans ses yeux lorsqu'elle explique ce qui l'a attirée dans ce projet.

Puis, la discussion avec le public prend fin et les gens commencent à quitter la salle. Une réception est prévue au bar juste en face du cinéma, histoire de célébrer autour d'un verre la sortie et l'accomplissement du film. Anton ramasse ses choses en enfile son manteau, sortant l'un des premiers de la salle étant si bien installé à proximité de la porte. Une fois à l'extérieur dans le hall du cinéma, il reste un moment à observer les gens qui sortent et qui discutent du film. Inévitablement, Eden sera retenue un moment à l'intérieur avec des gens qui auront sans nul doute envie de lui parler, de poser de nouvelles questions. Le jeune homme hésite à rester et à attendre, car lui semble-t-il qu'il n'a pas particulièrement sa place ici. C'est la soirée d'Eden, et elle est suffisamment entourée des gens avec qui elle a travaillé sur ce film, il n'a aucune envie de la déranger. À la fois, partir sans échanger autre chose qu'un bref coup d'oeil avec elle lui semble ridiculement stupide. En réflexion, le jeune homme sort son téléphone portable de sa poche et jette un coup d'oeil à l'heure, évaluant la possibilité de l'appeler plus tard s'il décide finalement de mettre les voiles. Il pourra toujours la féliciter dans un moment plus opportun..?

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MessageSujet: Re: But if you try sometimes Mer 10 Oct - 17:43

    Pour vivre heureux, vivons cachés, fondons-nous dans la masse, telle pourrait être sa devise. La jeune femme vit dans l’angoisse de mal faire, de mal comprendre, de ne pas être assez réactive ou à la hauteur de ce qu’on lui demande. Elle manque de confiance en elle encore aujourd’hui et elle a tendance à croire que les autres sont toujours meilleurs qu’elle ; enfin, ce n’est pas une croyance mais surtout un constat. Cependant, il y a des limites à ses manques, durant une conversation, par exemple, elle aura tendance à ne pas se ranger à l’avis de la majorité car elle croit parfois en ses propres opinions et n’hésite pas à les donner, c’est alors sa franchise qui vient à son secours dans ce genre de situations. Lorsqu’il y a une tâche ingrate à accomplir, un service à rendre, elle se proposera spontanément. Eden a peur du contact avec les autres car elle imagine qu’ils la jugent en permanence : leurs regards réprobateurs vont forcément pointer ses manques... Alors elle essaye de se faire la plus discrète et la plus transparente possible. Jusqu’où irait-elle dans cette logique de peau de chagrin ? Si elle arrêtait de projeter la mauvaise image qu’elle a d’elle-même sur les autres. Si elle se mettait à regarder de plus près : eux aussi ont leurs défauts, leurs faiblesses, leurs insuffisances. Dans son enfance, face à cette impuissance qu’elle ressentait face aux soucis de ses parents, elle a pris l’habitude de s’enfermer dans les « tu es nulle », « Tu n’y arriveras jamais », dits plus ou moins explicites. C’est un véritable poison dont elle doit se désintoxiquer progressivement.

    Et elle doit commencer à le faire le plus vite possible car ça urge. Eden a passé son existence dans cette même bulle, avec le sentiment que quoi qu’elle fasse, elle retombe toujours sur ses vieux démons, ces derniers prennent toujours le dessus sur le cours des choses et lui mettent en pleine face tout ce qu’elle n’a jamais pu accomplir. Il faut bien la connaitre pour desceller dans son regard qu’elle souffrait, un peu de tout, mais surtout de ses propres échecs, ces derniers ne sont jamais professionnels mais uniquement personnels. Si seulement, un jour, elle pouvait réussir dans sa vie quotidienne, et non dans son métier. Elle encaisserait si bien la chose, car la jeune femme aurait gouté à ce moment à un échec bien moins douloureux. Les souffrances qu’Eden porte dans le silence et sans jamais se plaindre, représentent un vrai martyre de l’âme et du corps. De l’extérieur, personne, pas même ses meilleurs amis, ne s’en sont aperçus, ou l’ont que très rarement remarqué. Quand il lui arrivait d’exprimer sa déception auprès de quelques amis, ce n’était jamais pour se plaindre. Plutôt pour s’accuser elle-même. Porter le chapeau de ce qui n’est pas de sa responsabilité, et de cette façon continuer à alimenter une culpabilité qui ne devrait même pas exister. C'est trop dur pour la jeune femme de dire que l'on va mal, d'avouer que l'on est faible, que l'on a peur. Le silence, son silence n'est pas un remède, mais c'est une solution. Puis un jour, on craque, on ne peut s'en empêcher, on pleure, on s'effondre, on ne peut plus rien retenir. Et les autres, qui vous pensaient si bien, ils vous posent des questions, des questions auxquelles on ne peut pas répondre. C'est à ce moment là, qu'ils pensent que l'on n'a pas confiance en eux... Mais ce n'est pas vrai! On voudrait tout leur dire...Mais c'est trop dur. Alors, dotée d’une apparence que peu expressive, Miss Stevenson savait en tirer avantage afin de demeurer calme et paraitre sereine en toutes circonstances.

    Comme ce soir, sous les projecteurs pour cette avant-première. A force du temps et de films, cela est devenu un simple exercice à exécuter presque machinalement. Son agent a toujours pris le soin de lui apprendre les secrets du bien-paraitre, ainsi que des réponses toutes faites qui font la promotion du film, soigneront son image, et la débarrasseront rapidement de ce qu’elle détestait tant ! Etre justement l’objet de toutes les attentions, c’est bien le plus gros inconvénient d’un métier tel que le sien. Surtout lorsqu’on se nomme Eden Holly Stevenson, et que le mystère est une partie intégrante de notre vie. Si elle avait adoré prendre l’apparence de cette prostitué délurée dans ce film (un rôle cliché tout en brisant en même temps bien des clichés, tout en paradoxe donc), elle était bien moins à l’aise qu’elle parmi la foule, plus particulièrement encore lorsqu’un visage qu’on a plus revu depuis un moment fait son apparition ...Anton ! Elle ne pouvait pas le rater, tout comme elle ne savait plus comment pouvoir se comporter avec lui. Le devoir la retenait, l’empêchant encore quelques instants de songer à ce fait. Eden oubliait alors la présence d’Anton, il ne semblait d’ailleurs ne plus être présent dans les alentours. Récupérant donc sa veste et toujours bien suivi de son agent, elle s’apprêtait à quitter le cinéma pour se rendre autre part ou elle sera encore une fois beaucoup trop entourés d’inconnus et de questions en tout genre. Sur le chemin, son regard avait été comme intensément attiré par la silhouette d’un homme, debout prés de la sortie du cinéma...Elle s’arrêta et chuchota de petits mots à l’oreille de son agent...Miss Stevenson n’arrivait pas vraiment à savoir quoi dire, ni quelle attitude avoir. Pour donner la vérité, elle avait été plus tentée de passer son chemin tout simplement. Sauf qu’elle repensait au fait d’aller de l’avant dans son existence, et cela ne peut être accompli qu’en ayant bien travaillé/résolu/terminé/arrangé certaines choses.

    Tout en se dirigeant vers Anton, elle se racla timidement la gorge afin d’attirer son attention, ne trouvant absolument rien d’autre à dire que ceci : « Alors, que penses-tu du film ? ». Aucun sourire sur le visage, c’est les traits naturels qui parlent, feutrés d’une certaine anxiété. « Je ne m'attendais pas à te voir ici...». Dit-elle sincèrement...

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MessageSujet: Re: But if you try sometimes Mer 17 Oct - 3:19

Pour être bien honnête, Anton n'espérait pas trop voir Eden ce soir, pas personnellement en tout cas. Peut-être qu'il s'est habitué à la fréquenter via l'écran, à ne pas ressentir trop fort le besoin de la voir. Lorsqu'il était plus jeune, il a été un temps où elle représentait à ses yeux le seul visage de l'amitié réelle, et elle était pour lui la personne qui comptait le plus. Avec le temps cela a changé, non pas qu'elle ne détient plus cette place de choix dans son esprit et dans son coeur, mais plutôt qu'il a appris à vivre avec la distance et à ne pas trop s'en faire. Après tout, les liens véritables ne s’éteignent pas parce qu'il faut à chacun prendre des chemins différents, au contraire. La distance peut rapprocher, il suffit de le vouloir et d'en prendre les moyens. Ce qui différencie ce qu'a toujours été leur relation et leur présente situation, c'est exactement cela : nul geste n'est posé par l'un ou par l'autre pour y remédier. Il n'y a pas vraiment eu de prise de contact et qui plus est, la distance ne s'est pas installée par la force des choses en raison de leurs occupations diverses, mais bien par malaise, par incapacité de faire autrement. C'est plutôt ironique même, puisque tous les deux sont en ville ces derniers temps, n'ayant pas de conflit d'horaire bien important à côté de ce qu'ils ont pu connaitre dans le passé. Cela aurait dû être un moment privilégié pour passer davantage de temps ensemble. En observant ainsi le temps passer, Anton ne peut que s'en vouloir bien sûr. Le temps qui passe a toujours été quelque chose qui l'effraie tout particulièrement, encore plus lorsqu'il se sent totalement en perte de contrôle. C'est en la voyant ce soir, même de loin, même sans contact direct, qu'il réalise pleinement à quel point elle lui manque et à quel point ce temps mort est un énorme gâchis.

Debout dans l'entrée, ne parlant à personne même s'il a pourtant l'habitude de se montrer ultra social dans les évènements de ce genre, l'hésitation le fige sur place. Fort heureusement, l'occasion se présente d'elle-même lorsque Eden quitte enfin la salle de cinéma et le remarque. D'abord, le jeune homme se contente de lui adresser un sourire. Plus elle s'approche de lui, plus celui-ci s'agrandit. Il ignore de quelle façon la saluer, bien qu'il ait tout simplement envie de la serrer dans ses bras sans un mot, de lui faire savoir ainsi à quel point il est sincèrement heureux de la trouver ici à cette première de film. Apparemment, Eden ne sait pas trop non plus comment aborder cette rencontre vaguement hasardeuse, tandis qu'elle lui demande ce qu'il a pensé du film. Anton se montre amusé, sans non plus éclater d'un grand rire sonore qu'on lui connait, il hausse les épaules. « J'ai beaucoup aimé. Je connais une actrice qui crevait l'écran. » Ses mots sont tout ce qu'il a de plus sincères en ce sens où il ne dit pas cela pour rire, pour trop en mettre ou encore simplement pour la flatter et passer à un autre sujet. Anton a été l'un des premiers à encourager la jeune femme dans la voie du cinéma et chaque fois qu'il la voie à l'écran, il la trouve à la fois géniale et magnifique. Peu importe le type de film dans lequel elle joue, elle apporte toujours une touche propre à elle. D'ailleurs, Eden a aussi ce don de bien choisir ses rôles sans égard véritable à la popularité du réalisateur ou des autres acteurs, mais bien plus à la qualité du scénario et à la réflexion ou la vision qu'il propose. « Moi non plus, c'est drôle.. » répond-il avec un mince sourire toujours. « Mais je ne pouvais pas vraiment manquer ça, on est d'accord ?.. »

Il n'a manqué aucun des films d'Eden. Peut-être pas à chaque fois les premières, d'abord et avant tout pour des questions de logistique fort simples, mais dans la mesure du possible Anton assiste aux projections de chacun des films où joue Eden. Mais enfin ! Il y a toujours ce moment, après les banalités échangées dans une conversation, où l'on se retrouve devant les diverses possibilités pour maintenir la conversation. Cela pourrait continuer dans cette voie et il pourrait choisir de s'encombrer de tous les détails du film. Oh, bien sûr, ce n'est pas qu'il n'a pas envie de discuter de cela avec elle, ni que le sujet ne le passionne pas - après tout, Anton apprécie le cinéma. Seulement, ce n'est pas ce dont ils ont vraiment envie ni besoin de parler. Aussi, il pourrait simplement lui demander comment elle va, poser la question en sachant pertinemment bien qu'il n'obtiendra qu'une réponse toute faite et appropriée aux circonstances en public, dans un moment pareil où il n'y a pas vraiment de temps pour discuter en profondeur tout en étant tranquille. Mais son choix, alors, diffère. Il n'est pas pour ignorer ce qu'il sait très bien, sans doute aussi bien qu'elle.

« Tu me manquais aussi. J'espérais pouvoir te voir et me poser la question avec toi de pourquoi on ne l'a pas fait depuis... un long moment. »

En disant ces mots, il la regarde tendrement. Ce n'est en rien un reproche, pas même une réelle question. Il s'agit plutôt d'un constat provenant de part et d'autre, d'une connaissance qu'il a du résultat sans être persuadé des causes. Il ne lui faut pas dix ans pour se rappeler que cela remonte à ses aveux, mais malgré sa connaissance de la jeune femme, il ne peut lire dans ses pensées. Il ne peut savoir comment elle se sent ni pourquoi. Encore moins pourquoi. Il est temps de résoudre ce mystère.

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MessageSujet: Re: But if you try sometimes Sam 20 Oct - 13:30

    Eden et Anton se sont non seulement perdus de vue, mais ils ont également égaré leur amitié pendant un temps. Pour Miss Stevenson, c’est aussi se perdre soi-même d’un certain point de vue. Et il n y a pas de mal à ça. Si c’est pour mieux se retrouver, alors il n y a pas de grand mal à perdre son chemin de temps à autres. Mais s’égarer, c’est aussi prendre ce risque de perdre quelques éléments de notre vie, c’est mettre certaines choses de coté, et parfois même, ce sont des personnes qu’on écarte. Et lorsqu’on revient à nous-mêmes, l’exercice le plus dur consiste à voir si l’on peut accepter ces pertes, ou si on ne les accepte pas. Si on les accepte, cela ne veut pas pour autant exprimer que l’on oublie, ou encore que l’on se sente mieux. Mais qu’on ne les accepte pas du tout, ça rend les choses nettement plus difficiles, et le chemin ne pourra presque jamais trouver sa ligne droite. Miss Stevenson s’est perdue à quelques reprises. Et dans les faits, elle se demandait bien si son amitié avec Anton n’était pas un égarement en elle-même. Cela ne sous-entend pas une mauvaise chose. Seulement, en les observant attentivement tous les deux, on pourrait bien se demander ce qui avait pu les réunir tant leurs personnalités sont opposées. On pourrait aussi, se demander ce qui avait empêché Anton de faire suffisamment confiance à Eden pour lui confier sa maladie. Tout comme se poser la question, à savoir si Eden elle-même n’avait pas été ...aveugle.

    Parce que s’égarer, c’est aussi douter. On doute de soi, de l’autre, du lendemain… De l’issue d’une démarche, de la portée d’un désir, du bien fondé d’un geste, de la réciprocité d’un sentiment, de la véracité d’une énonciation. Parfois il s’installe, inhibant, d’autres fois il caresse, porteur d’espoir, égayant la routine dont il rompt la monotonie. Mise en questions de nos capacités à agir et à réagir dans une démarche raisonnée inspirée par un désir d’équilibre personnel ou trace symptomatique d’un déséquilibre dû à une faille essentielle - présente ou réactualisée - le doute sonde les limites, interroge le réel, favorise le fantasmatique… Potentiel, son ombre se profile pour frayer la promesse d’un bonheur imprévisible. Réel, plus ou moins patent, plutôt pénible… parfois maniaque, il s’impose… mais une fois résolu le problème qu’il soulève, nous voilà reposé …face à un choix autorisé. qui s’accompagne bientôt d’une sensation de pacification et dissipe comme par magie les tiraillements précédents. La frustration d’avoir du renoncer à tout autre possible s’envole. Après le chaos et la déchirure, la plénitude… Place à de nouvelles responsabilités… l’action regagne sur la rêverie. État d’esprit, d’âme ou de cœur… de celui qui, en un temps de sa vie, pour une raison ou une autre, balance entre plusieurs solutions, le doute met en jeu les ressorts intimes. Reposant sur l’impalpable, il convoque l’impensé, plonge dans l’expectative, attise l’incrédulité. Nous tiraille. Exacerbe l’affectivité, invite à (se) débattre avec soi-même. Et, mobilisant crainte ou perplexité, sollicite la vigilance, suggère la prudence, engage à mesurer le pour, le contre, à l’aune d’invraisemblables perceptions, selon de subtiles critères de sensibilité et de frontières…

    L’inconfort qu’il inspire induit la nécessité d’appuis à l’intérieur desquels il sera plus aisé d’évoluer. Et la perspective qu’il ouvre, dans laquelle s’insérera le choix, laisse affleurer l’angoisse aussi longtemps que ce choix n’est pas arrêté. Humeur contradictoire qui signe la rencontre des antagonismes, rien ne le justifie aux yeux de celui qui n’en est pas agité et qui le pratique agace bien souvent. Ainsi le professeur, qui incite l’élève à philosopher sur le doute, n’appréciera (sans doute !) pas que celui-ci l’expérimente … pour se résoudre (ou non) à répondre à l’invitation… ! Et pourtant, démarche naturelle et salutaire de l’esprit qui avance, il vaut mieux l’avoir expérimenté avant de s’accorder sur ce qu’il a de précieux ou de superflu. Frayeurs enfouies, blessures oubliées, mémoires endolories, folies inexplorées… s’agitent et nous contraignent à anticiper tous les possibles pour éviter la reproduction mécanique de quelques drames inouïs. Pour la jeune femme, qu’il ait été induit par un incontestable traumatisme ou par un indicible climat délétère, le doute plonge ses racines le plus souvent dans la petite enfance et son expression symbolise une quête de vérité dans laquelle tend à se régénérer l’impression d’être ou d’avoir été, alors « en ce temps-là » aimé ou désiré au moins aussi peu mais aussi bien que ce soit.

    Le doute est présent en elle aux mots d’Anton. Le sourire qu’elle exprime furtivement n’estompe pas la prédominance de ce sentiment. Elle se voulait également mal à l’aise face aux compliments, pour lesquels elle ne disait rien de plus qu’un « merci » gêné, ou un sourire timide. Etait-ce une réelle question qu’il lui posait ensuite ? A savoir qu’il n’aurait pu rater ? Eden avait des doutes sur ce point, car c’est plus la présence d’Anton qui la surprend qu’autre chose. « Si tu le dis... » Fit-elle seulement en pinçant ses lèvres l’une sur l’autre tout en hochant rapidement des sourcils. Eden détourne un instant le regard, le jetant vers son agent qui rodait toujours dans les alentours, un ange-gardien bien étouffant quelques fois. Mais son attention fut à nouveau consacrée à Anton, et les mots qu’il prononçait à présent risquer bien de les mener vers le sujet pointilleux qui a placé l’égarement et le doute à ses yeux...

    « Et bien...C’est peut-être parce que tu m’as annoncé il y a quelques temps de cela que tu vivais avec une chose depuis ta naissance, une chose dont tu ne m’as jamais parlé durant toutes ses années... » Attention, il n y avait aucun reproche. Eden donnait une réponse, comme souvent, franche, en relatant à nouveau les évènements qui ont porté distance sur leur amitié. « Le genre de chose que le commun des mortels a pour habitude de confier à ceux qu’il nomme meilleur ami. J’ai douté de ma position ou du rôle que je pouvais réellement avoir pour toi...Tu n’as pas cherché à me revoir, et je n’ai pas su t’aborder à nouveau... » Elle souffle doucement en inspirant de nouveau pour lâcher naturellement. « Je pense que c’est ce qui nous a empêché de se voir ou de se parler pendant des mois ! « A vrai dire, je ne sais plus comment bien pouvoir te parler tant je me sens mal à l’aise...Tant je m’en veux de n’avoir rien vu moi-même. »

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Dernière édition par Eden Holly Stevenson le Ven 26 Oct - 14:37, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: But if you try sometimes Ven 26 Oct - 0:32

Le temps qui passe n'apporte pas que des déceptions. Les regards jetés en arrière ne sont pas uniquement là pour nous rendre compte des choses à côté de quoi on a passé, des moments que l'on a perdus pour ne jamais les avoir vécus. Le temps apporte parfois des réponses. Par exemple, lorsque l'on vit une rupture que l'on soit celui qui mène la séparation ou celui qui la subit, il existe une période de temps durant laquelle la situation est trop douloureuse et délicate, impossible à vraiment définir parce que trop émotive, durant laquelle il ne vaut pas toujours la peine de tenter de s'expliquer. Souvent, cela est tout simplement impossible. C'est généralement après coup, une semaine, un mois ou même plusieurs années plus tard, qu'on peut enfin voir clair sur ce genre d'évènements. C'est une fois les blessures pansées, les esprits apaisés, qu'on peut discuter clairement et calmement. Dans une certaine mesure, il faut faire confiance aux relations qui ont vraiment de l'importance pour leur accorder le temps nécessaire pour avancer. C'est un peu cette vision qu'Anton a de ce qui s'est passé avec Eden durant tout ce temps où ils se sont tenus à distance. Il ignore bien ce que la jeune actrice a pu pensé de son côté, mais pour sa part, il n'y a jamais eu un moment où il s'est clairement dit qu'il allait s'éloigner d'elle. Jusqu'à un certain point, l'aveu qu'il lui a fait avait plutôt l'objectif inverse, celui de ne plus avoir aucun secret à présent pour elle, et de mener leur relation d'amitié si précieuse à ses yeux sur un autre sentier. À quelque part, c'est lui-même qui a changé à travers tout cela et qui a amorcé une nouvelle étape de sa vie, de son rapport à la maladie. Le temps était simplement nécessaire, il l'a senti sans vraiment le formulé tout haut ni même pour lui-même mentalement. Il l'a senti, alors il n'a pas fait exprès de forcer un pas dans sa direction pour un temps. Le temps de lui laisser avaler tout ça, de la laisser gérer la déception et peut-être même la colère de ne pas avoir su avant. Ce sont toutes des choses qu'il peut comprendre parfaitement, qu'il respecte grandement, mais sur lesquelles il ne croit pas vraiment avoir d'impact. Les paroles de la jeune femme le font sourire. Oui bien sûr, il connait bien la raison de leur récente distance, l'ironie d'Eden l'amuse. Pourtant, il demeure dans ses yeux quelque chose de tellement vrai, de si peu ironique. Lui souriant doucement, il acquiesce d'un signe de tête.

La foule diminue, entre ceux qui se baladaient encore dans le hall et ceux qui terminaient de sortir de la salle de cinéma où a eu lieu la projection de la première du film. Anton jette un coup d'oeil autour d'eux, peut-être un eu gêné par le silence qui donne toute l'attention à la conversation qu'ils tiennent. Ils sont presque seuls, les derniers invités se dirigeant en face pour la suite de la soirée. « Ça n'a rien à voir, j'espère que le temps te l'a appris. » répond-il calmement, toujours paré de son sourire. « Le commun des mortels n'a pas ce genre de chose à confier, j'imagine que ça aide un peu sa cause. » Cette touche moqueuse, cette envie de plaisanter, elle quitte rarement Anton. Mais aucun sarcasme, pas une miette, ce n'est pas quelque chose qui lui va. Il est plutôt sur le ton de la complicité. Inutile de dire qu'il y a des moments où il broie du noir comme tout le monde et pour tout dire, ces moments sont bien plus fréquents qu'on ne se l'imagine, mais le jeune homme porte avec honneur cette envie de partager avec les autres des moments plaisants dans la mesure du possible. Pas au point de virer complètement la réalité ou de la nier, parce qu'il est bien conscient qu'elle n'est pas à tout instant heureuse, mais certainement au point d'être d'abord et avant tout heureux d'être en la compagnie d'Eden en ce moment. Cela avant le malaise partagé sans doute depuis ses confidences. Cela avant le besoin d'avoir avec elle une conversation sérieuse à ce même propos. Anton n'est pas de ces gens qui ont de la difficulté à s'exprimer. Il y a bien longtemps qu'il a appris qu'il vaut mieux se lancer, simplement et directement comme cela vient. Perdre trop de temps à chercher les mots finit souvent par vouloir dire ne trouver aucun mot, garder pour soi.

« Eden, il n'y avait rien à remarquer, rien à voir. J'ai longtemps cru que je ne pouvais rien y changer, que j'étais forcé de vivre avec ça, alors que je n'avais pas besoin d'inclure cela dans mes relations avec les autres.. Entre nous, je suis bien heureux que ce ne soit pas écrit sur mon front ! Ça ne change rien au fait que tu sois ma meilleure amie. Quand on avait treize ans, j'avais peur que tu ne veuilles plus jamais me voir si je te le disais. Y'a deux mois, cette peur me chicotait toujours. »

Il lui sourit doucement, tendrement. Son regard s'égare quelques secondes vers l'agent d'Eden qui est bien le seul à être toujours présent dans le hall à présent, en compagnie des employés du cinéma. Anton lui adresse un léger signe de tête en guise de salutation, l'ayant déjà croisé à plusieurs reprises pour ne rater aucune projection à laquelle Eden participe. Il reporte lentement son regard vers la jeune femme, l'invitant à aller vers la salle de réception en lui tendant le bras.

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MessageSujet: Re: But if you try sometimes Mar 30 Oct - 18:29

    Personne n’a de recette d’une existence agréable et chacun s’emploie comme il peut à faire de la sienne une aventure qui vaille la peine d’être vécue. Malheureusement on est souvent loin du compte ! Nous avons cependant bien plus qu’il n’en faut pour nous concocter une vie heureuse, manger à notre faim, avoir quelques bons amis, nous réjouir d’être en vie. Et pourtant… Il semble parfois si difficile d’être heureux, de vivre en accord avec soi-même et en paix avec la vie telle qu’elle est. Les tuiles tomberont au gré des tempêtes, personne ne peut s’en prémunir à jamais, mais pourquoi donc en rajouter ? Pourquoi se compliquer une existence qui n’est déjà pas simple à gérer ? Nourrirait-on, dans l’embrouillamini de nos petits arrangements avec la vie, un obscur besoin de la saboter ? Se gâcher la vie, c’est s’obstiner en vain ! S’entêter sans résultat. Croire à l’impossible. Rester assis sur ses idées sans les remettre en question. Subir, se résigner. Répéter encore et encore les mêmes comportements sans prendre en compte leur inefficacité. On se gâche la vie parce qu’on raisonne mal, parce qu’on ne change rien ou parce qu’on agit de façon inappropriée. On se gâche la vie parce qu’on n’accepte pas l’inchangeable, l’inéluctable et qu’on met son énergie au mauvais endroit. Faut-il continuer ou abandonner ? Comment sortir de son enfermement ? Jusqu’où rester fidèle à soi-même ? Quand faut-il renoncer à s’acharner ? Comment s’y prendre autrement ? Il n’est pas simple de définir si une action est vaine ou si, avec le temps, elle pourrait s’avérer efficace ? Comment savoir si la persévérance sera mortifère ou fructueuse ? L’immobilisme serait-il un bon chemin vers la paix ? Faut-il vraiment que nos actions soient utiles ? Si tout n’est que vanité et poursuite du vent, n’y a-t-il pas quelque attrait à la futilité ou l’insignifiance ?

    Se gâcher la vie est un droit inaliénable mais bien inutile, un art pernicieux auquel nous consacrons beaucoup d’énergie. Et le plus souvent chez Eden, ce n’est pas tant le sentiment de se gâcher sa vie à elle qui la ronge, mais plutôt le sentiment de gâcher la vie d’autrui. Il y a bien eu un temps ou elle se considérait comme un porte-malheur pour son entourage. Et qui sait au fond, en étant plus jeune, elle aurait sans doute pensé qu’elle était un porte malheur pour Anton également, s’il lui avait révélé sa maladie en ce temps. Mais le temps justement, avait-il changé quelque chose à la donne ? Ce n’est pas dans l’aspect de « gâcher » qu’elle se retrouve aujourd’hui face aux révélations, face aux doutes, face à cette amitié qu’elle ne sait plus très bien comment aborder. C’est davantage l’aspect d’inutilité qu’elle ressentait. Je pense qu'être utile est l'un des fondements de la société, qu'elle soit humaine ou animale... être utile, c'est prendre soin des personnes qui nous entourent, on le voit très fréquemment dans la nature, qui fait si bien les choses, ou chaque élément devient dépendant d'un autre et ainsi de suite... l'utilité crée le besoin et nous avons besoin les uns des autres à toutes sortes de niveaux et se rendre utile répond de lui-même à un réflexe qui remonte à la nuit des temps, peut dire un athée, tandis que le chrétien dira qu'être utile peut découler du verset biblique « aime ton prochain comme toi-même » ... pour Miss Stevenson être utile est inhérent à notre nature. Elle avait beau être une profonde solitaire, cela ne voulait pas dire pour autant qu’elle ne souhaitait pas être présente pour autrui. Et face à Anton, c’était impossible de ne pas ressentir ce manque...de ne pas se dire « j’ai servi à quoi au juste durant toutes ces années ? Qu’est-ce que j’ai pu bien faire pour qu’il continue à me considérer comme une amie ? ». Il ne faut jamais sous-estimer l’amitié, c’est comme un engagement silencieux que l’onc rée avec autrui...Et certaines décisions peuvent profondément blesser sans qu’on ne le sache. Alors peut-être bien que c’est ça, par son secret bien gardé, Anton avait blessé Eden, dans l’image même qu’elle pensait avoir d’une amitié, qui n’a jamais réellement été telle que dans son esprit.

    C’est pour ça qu’elle avait du mal à répondre à l’humour d’Anton, du mal à sourire tout simplement. Bien que l’entourage qui la fréquente dans une sphère plus intime connait son manque d’expressions... Son visage restait en cet instant un peu trop fermé tout de même.

    « Ce n’est pas le fait de ne me l’avoir dit qui m’aurait poussé à m’éloigner...Mais bien le fait de l’avoir dit avec tant de retard ! » Répondit-elle, en serrant les paupières tout en baissant la tête. Ses bras se croisent sur sa poitrine, un langage du corps qui exprime une barrière installée. Ils ne voyaient pas la chose de la même façon. Eden respectait et comprenait la logique d’Anton, son envie de ne rien dire. Mais en même temps, elle ne pouvait pas faire comme si cela ne l’avait pas touché, parce qu’elle avait raté une chose qui a toujours fait partie de lui...Au fond, c’est comme dire qu’elle ne l’a jamais véritablement connu. La seule chose que distingue son regard lorsqu’elle le relève un peu fut le bras que lui tendait Anton...Eden n’arrivait pas à le saisir... « Je n’irai pas à cette réception... » Dit-elle en remontant cette fois entièrement le regard pour le poser sur le sien. « J’en ai assez de faire semblant, et puis de toutes façons, je ne réponds presque jamais à leurs questions... Ma présence ne changera rien...» Elle ne saisissait toujours pas le bras d’Anton, elle tendait plutôt le sien. « Je sais que ce n’est pas la température idéale pour une balade nocturne, mais j’ai besoin de marcher...Et j’ai besoin que tu me racontes ce que tu as vécu d’ordinaire ou d’extraordinaire ces derniers mois. » En résumé, elle avait besoin de se sentir utile, en faisant ce qu’elle sait faire le mieux : écouter. Afin de pouvoir se dire qu’elle ne s’était pas imaginé une amitié. « Je saurais me débarrasser de Josh ! » Ajoutait-elle en souriant enfin, faisant allusion à son Agent qui la suivait comme son ombre.

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MessageSujet: Re: But if you try sometimes Mar 6 Nov - 0:09

Il n'est pas facile de se comprendre soi-même. Cela est un exercice auquel on ne peut que s'adonner toute sa vie pour bien faire et bien des gens n'arrivent probablement jamais à être pleinement satisfait de leur apprentissage. Plus difficile encore, c'est de parvenir à comprendre les autres. C'est plus difficile parce qu'il faut pour se faire avoir une base de connaissances, se fier à ce qu'on a appris par soi-même et sur soi-même bien que ce ne soit pas toujours parfaitement concret, et il faut aussi tomber sur des gens qui savent s'ouvrir suffisamment pour être compris. De toute façon, chaque individu change au gré du temps, selon les expériences qu'il vit. Même lorsque l'on a l'impression d'être parvenu à comprendre quelqu'un, il n'est pas rare d'un jour s'arrêter pour se dire : « Mais cette personne a bien changé ! Je ne la reconnais plus ! » Depuis tout ce temps qu'ils sont amis, Eden a construit sa vision de leur relation sur quelque chose qui n'était pas complet. Anton arrive à comprendre à quel point cela peut être troublant pour elle aujourd'hui et il arrive aussi à saisir pourquoi la jeune femme a du mal à comprendre sa logique quant à tout cela. Il est bien loin de lui en vouloir de ne pas être sur la même longueur d'ondes que lui sur ce coup. À vrai dire, il était bien conscient que lorsque le jour viendrait de lui faire enfin cette confidence, bien des choses risquaient de changer entre eux. Il l'a accepté au moment où il a formulé tout haut son "secret". S'il vient jusqu'à elle aujourd'hui, c'est parce qu'il tient à tout prix à laisser entendre à Eden qu'il est toujours là, que le fait de lui avoir dit après tout ce temps ne change pas son implication dans leur relation. Il espère qu'elle pourra le comprendre, mais il ne cherche en aucun cas à la brusquer et à la forcer à renouer des liens comme si tout cela ne l'affectait pas.

Lorsqu'elle lui indique qu'elle n'ira pas à la réception, son sourire s'estompe peu à peu. Malgré lui, il s'attend à ce qu'elle lui demande de la laisser pour ce soir et le jeune homme s'apprête à acquiescer par respect pour son amie. Il se voit toutefois surpris d'entendre l'inverse. Son regard se pose sur le bras qu'elle lui tend elle-même, l'invitant plutôt à une balade à l'extérieur. Son sourire reprend place sur son visage, spécialement lorsqu'elle lui annonce qu'elle trouvera sans doute un moyen de se débarrasser de Josh. Disons qu'Anton n'a jamais pu s'entendre avec ce dernier, même s'il serait aussi faux de dire qu'ils sont des ennemis. Josh n'est qu'un agent et il agit comme tous les agents de ce monde le font, c'est-à-dire qu'il se préoccupe de l'aspect professionnel de la vie d'Eden. D'ailleurs, il le fait à merveille même si cela implique parfois d'être embêté par les visites d'Anton ou par le fait qu'Eden préfère, comme ce soir, une balade nocturne à la continuité de la soirée auprès des invités qui ont assisté à la projection. « Tant qu'il ne m'en veuille pas trop de t'emprunter pour le reste de la soirée.. » Sur ces mots, qui signifient plus qu'autre chose qu'il accepte avec plaisir la proposition, le jeune homme attrape doucement le bras de la jeune actrice. Comme de fait, alors que tous les deux s'éloignent vers la sortie, Josh s'amène pour questionner Eden. Souriant respectueusement, Anton laisse son amie intervenir auprès de son agent avant qu'ils n'obtiennent enfin la "permission" de partir. Enfin, ce n'est sans doute pas le mot le plus exact, car Eden n'a pas vraiment demandé de permission, elle a plutôt fait accepter à son agent qu'elle ne resterait pas quoi qu'il fasse pour tenter de l'en convaincre.

« On commence par l'ordinaire ou l'extraordinaire ? » demande-t-il, un brin moqueur, alors que l'air assez frisquet effectivement, commence à s'infiltrer dans ses poumons lui donnant à la fois cette sensation d'intimité mais aussi de revigoration. Laissant planer quelques secondes le silence des rues plutôt désertes de fin de soirée, il observe les lampadaires, les laissant défiler à côté d'eux au rythme de leur marche sans trop savoir où il se dirige avec Eden. Peu importe, car cette marche reste un prétexte de pouvoir se parler enfin tous les deux, sans tous les autres, sans tout le reste autour. Il est assez rare qu'il ne trouve un moment pour s'isoler et franchement, ça a toujours été un peu ainsi. « Eh bien. Je suis avec quelqu'un et pour la première fois depuis... longtemps, je crois que ça peut marcher. » C'est bien le sentiment qu'il a à présent avec Chace, une fois qu'il s'est décidé à s'investir pleinement dans cette relation qui aujourd'hui, le rend vraiment heureux. « Sinon, tu dois déjà savoir, mais je me trimballe un peu partout comme porte-parole pour une fondation qui vient en aide aux gens qui ont le SIDA. Ça me fait du bien de le faire. Ça aussi, ça a été un gros changement. » Au niveau de l'acceptation qu'il a de sa propre réalité, voilà. Et ce, même s'il ne porte pas ce rôle de porte-parole en clamant haut et fort le fait qu'il soit lui-même porteur du virus. « Tu sais, Eden, quand on était gosse, je ne comprenais pas vraiment ce qui m'arrivait, et la seule chose sur laquelle je me fiais était mon père qui me disait qu'il valait mieux ne pas en parler. » Le père d'Anton est quelqu'un d'adorable, qu'Eden a d'ailleurs connu lorsqu'ils étaient plus jeune. C'était quelqu'un d'assez introverti, contrairement à son fils et à sa femme, quelqu'un de foncièrement généreux, mais surtout de désireux de ne pas trop attirer l'attention sur lui. Face à la mort de sa femme, morte à cause du virus, et puis de la nouvelle que son fils en était aussi porteur, le père d'Anton a toujours fait tout son possible pour ne jamais en parler à qui que ce soit ou même en entendre parler. Lorsqu'il était gosse, Anton avait fréquemment des rendez-vous chez le médecin, mais en dehors de l'emmener en lui disant que c'était le temps d'un rendez-vous, jamais ils n'en ont vraiment parlé. « Et puis si moi, je n'ai pas perdu courage durant tout ce temps, c'est en grande partie parce que tu étais là et qu'on pouvait faire comme si tout était normal... même si je n'étais pas exactement normal, on s'entend ! » Il rigole un peu. Eden l'a toujours accepté, même à l'école alors que bien d'autres se moquaient de lui parce qu'il était un peu excentrique, un peu bizarre à chanter seul dans les couloirs ou encore à ne parler qu'à peu de gens, mais toujours très fort en classe.

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MessageSujet: Re: But if you try sometimes Lun 12 Nov - 18:43

    Eden n’a jamais été une grande experte en rapports avec autrui. Cela pouvait d’ailleurs trancher d’une manière radicale avec l’extravertie d’Anton, étant donné que pour sa part, c’était une introvertie pure. Un aspect qui tranche aussi radicalement avec ce qu’elle devait véhiculer lorsque vient le moment ou elle devait respecter toutes les exigences qu’on demande à une actrice de tenir devant les médias. Si elle le pouvait, elle se passerait volontiers de toutes ces promotions et ces sorties. Miss Stevenson reste lucide et consciente que cela est tout de même nécessaire pour sa carrière. Seulement, il arrive à certains moments ou jouer le jeu comme le disait si bien Josh devient pesant. En parlant de ça d’ailleurs, on pourrait bien croire qu’Anton avait joué à un jeu avec elle. Non pas qu’il s’est donné en tant que ce qu’il n’est pas. Mais plutôt qu’il a joué au jeu des cachotteries, des secrets. Mais là encore, si on en vient au secret. Tout le monde en avait au fond de lui qu’il n’osait dire à quiconque, même pas à son meilleur ami. Qui sait d’ailleurs que le père d’Eden a fini par devenir un alcoolique infidèle qui battait sa mère ? Qui aurait pu savoir qu’elle s’est auto-mutilée depuis ses seize ans, et qu’elle n’a cessé cela que depuis....quelques semaines seulement ? Qui aurait pu dire qu’elle a eu la sensation d’avoir vécu une belle histoire d’amour, mais sans jamais avoir eu une fois l’impression d’être comprise ? Il y a des choses qu’on ne dit pas. Parce qu’on a peur, et parfois même, parce qu’on a honte, c’est un peu le cas d’Eden...

    Un secret tout compte fait, c'est une petite boîte pâle et timide. On l'ouvre de temps en temps pour lui confier une chose que l’on ne voudrait que personne d'autre qu'elle n'en ait connaissance. On la referme silencieusement, dans un coin d'ombre sombre pour ne pas être vu, on l'emmène ensuite jusqu'au coin de jardin le plus broussailleux et le plus secret et on l'enterre soigneusement... Il y a des secrets que l'on ne pourra jamais oublier et, un jour, on déterre la boîte, on ressort son contenu. Lorsque la boîte est très grande, lorsque que son intérieur est si douloureux que la boîte explose d'elle-même, il subsiste une brume obscure et lourde qui traîne et envahit les alentours... Se confier, est pourtant une tâche si difficile pour certains. Elle pouvait comprendre Anton, tout en se voulant toutefois elle-même. C’est ainsi, et rien ne pourra changer cela. On pourrait même dire que ça l’aide à ajouter une petite brique supplémentaire dans sa propre évolution. Miss Stevenson sourit à Anton dés qu’il accepte sa proposition en lui prenant le bras. Après tout se disait-elle, elle avait un choix, celui de ne plus attendre grand-chose d’autrui, mais d’aller de l’avant. Et cette balade tendue s’inscrit dans cette nouvelle philosophie qu’elle a décidé de prendre pour guide dans son quotidienne, dans sa vie entière. Expliquant la situation à Josh, et faisant en sorte qu’il ne cherche à négocier plus qu’il ne le faut, Eden était libre d’aller voguer bien loin de cette réception, en compagnie de son meilleur ami.

    Libre, dans cette voie nocturne et ce froid londonien. Elle s’accrochait d’elle-même un peu plus au jeune homme, tout en répondant sous une pointe d’enthousiasme ! « Allons sur l’extraordinaire pour commencer ! » Et enfin était venu le temps pour elle de s’adonner à l’exercice qui lui réussit le mieux : l’écoute. Elle aimait tant écouter les autres conter des pièces de leurs vies, raconter un peu ce qu’il y a de nouveau, ce qui leur fait du bien, ce qui leur fait moins de bien. Peut-être qu’une partie d’elle avait besoin d’entendre les autres, afin de remplir le vide qui s’était installé en elle pendant de longues années. « Oh... » Fit-elle surprise et fortement intéressée. Anton, ça faisait tellement longtemps qu’elle ne l’avait plus vue en couple, des années même. Chose qu’elle saisissait à présent, elle en connaissait la raison. « Est-ce que je connais ce...quelqu’un ? » Eden n’est pas la jeune femme indiscrète, mais ne se sont-ils pas dits, plus de secrets ? Tout en hochant de la tête, son regard parut épris d’une lueur admirative sur la suite que lui décrivait Anton. « J’en ai entendu parler, oui...Et j’admire vraiment ce geste là, d’ailleurs, j’aimerai pouvoir y contribuer également... » Le soutenir ? En vérité, elle était surtout fière de lui, fière de voir son acceptation, et le rôle de porte-parole qu’il jouait.

    L’enfant suit bien souvent les dires de ses parents. Surtout s’il est proche de ces derniers, il prendra leurs conseils comme de véritables guides dans la vie. Peut-être que le culte du secret a été transmis à Anton par le biais de son père. Et qui mieux qu’Eden pour comprendre un tel homme ? Il avait ses raisons de dire à son fils de n’en parler à quiconque. Cette information aidait Eden à mieux comprendre le tout de ce fait. Tout d’abord, silencieuse, elle réagit à sa manière sur les propos suivant de l’animateur radio. Elle pinça doucement son bras, touchée par ses paroles. Puis posa doucement son regard sur le sien, en faisant cesser leurs pas... « Entre le mec intello qui chantait dans les couloirs et la fille solitaire qui n’avait de yeux que pour ses bracelets...On en faisait une belle paire ! » Une lueur nostalgique gagnant ses traits. « Je ne te l’ai jamais dit, mais je ne sais pas ce que j’aurais fait sans toi à cette époque...Tu étais le seul à pouvoir me faire sourire. Je t’ai toujours admiré pour ta force, pour ton sourire...T’as été un vrai présent pour moi, et je suis tellement fière de t’avoir connu, et de te compter encore dans ma vie ! » Elle ne sait pourquoi elle se sentait le besoin de lui faire part de ceci. C’est la naturel, la spontanéité, Eden n’est pas la personne à dire tant, mais là, ici et maintenant, c’était plus qu’important !



Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: But if you try sometimes Dim 18 Nov - 23:21

Ce moment donne l'impression d'un retour en arrière... mais presque aussitôt que cette pensée lui traverse l'esprit, Anton préfère se raviser. Il n'y a rien qui puisse être deux fois exactement la même chose. De toute façon, regarder derrière n'a jamais apporté grand chose. Il vaut mieux considérer le présent, voire entrevoir un peu l'avenir. Ce sont des attitudes bien plus positives. Ainsi, cette balade nocturne à l'air frais est peut-être... un renouveau de leur amitié. C'est pour eux l'occasion de poursuivre là où ils ont laissé le tout, le temps de reprendre leurs esprits chacun de leur côté. Même en ce qui concerne l'amitié la plus forte, et cela est tout aussi vrai pour des relations amoureuses même les plus harmonieuses, il y a des moments où il faut commencer par se comprendre un minimum soi-même avant de tenter de bien saisir l'autre. Tout ne passe pas par le fait d'être deux. Se rendre compte de cela, pour Anton, a d'ailleurs été une révélation pour Anton. Ce n'est parce qu'il n'a plus vu Eden pendant un moment, le temps qu'ils réfléchissent tous les deux, qu'il a l'impression que le lien qui les unie a été brisé. Au contraire. Accepter que tout ne peut pas toujours être dans les sommets de la perfection, qu'il y a des moments plus difficiles ou seulement moins stimulants, où l'envie de se voir ou de discuter, de partager, n'est pas toujours présente n'est pas toujours synonyme de la fin de quelque chose. La panique l'est. Les doutes trop persistants aussi. Ce sont des choses qu'il tente du mieux qu'il peut de tenir à l'écart de lui et franchement, il ne s'en porte que mieux.

La vie n'est jamais constituée que d'une seule chose, encore moins d'une seule personne. Anton a toujours vu son existence de la sorte, il a toujours tout fait pour y croire en tout cas. D'une part, il a conscience que lui-même a plusieurs facettes à l'intérieur de sa personnalité. Il y a le Anton plus calme et posé, celui qui se balade maintenant même avec Eden et qui arrive à discuter de la vie de tout et de rien, mais plus spécialement d'eux. Il y a aussi le Anton qui parle à la radio toutes les avant-midi et qui ne manque jamais d'éclat, de fous rires à balancer à la population londonienne toute entière. Il en va de même avec les gens qu'on côtoie. Anton n'est pas stimulé de la même façon lorsqu'il se trouve en la compagnie de sa famille, de son père plus spécifiquement, que lorsqu'il est avec ses collègues, avec Chace, avec Eden ou comme il a pu l'être avec Morgan, qui a longtemps été son meilleur et ami et son premier amant, dans le passé. Il n'est pas non plus exactement le même lorsqu'il doit parler sous son nouveau titre de porte-parole. La difficulté bien particulière pour lui a été, justement, d'avoir ce fichu secret comme ombre sur tout le tableau. Il avait beau construire sa vie comme il lui chantait, non pas en fragmentant, mais seulement en enrichissant au plus possible divers aspects de sa vie, il était toujours surpassé par l'idée de la maladie. Le plus ironique, c'est qu'il n'en a jamais particulièrement subi les conséquences. Bien entendu, il doit faire plus attention que d'autre, il doit se rendre plus régulièrement chez le médecin, mais sa forme physique n'a encore jamais été affectée. Pour l'instant, le fait d'être séropositif ne l'a jamais réellement contraint, ça l'a seulement forcé à être plus conscient... À un point tel que l'idée de la mort l'a obsédé longtemps... De la mort, mais surtout de la possibilité d'affecter quelqu'un d'autre. Cela était la pire chose pour lui. Disons que la mort de Morgan, même si ça n'avait été qu'un accident, l'avait plongé encore plus profondément dans ces sombres considérations de lui-même. Qu'est-ce qui a changé aujourd'hui ? Tout, on dirait, même s'il ne sait pas exactement où cela a commencé. Il se sent bien, un point c'est tout. À marcher comme ça avec elle, tout lui parait être bien. S'en faire, lui semble-t-il, n'est qu'une perte de temps qui empêche de profiter pleinement des moments qui passent. Peut-être bien qu'au fond, faire part de son "secret" contribue à ce sentiment de légèreté. Peut-être aurait-il dû le faire il y a bien longtemps déjà.

« Tu sais quoi, je ne sais pas si tu le connais ! Chace, c'est un chanteur d'opéra.. » dit-il doucement, un peu amusé. Il est vrai que dit comme ça.. À vrai dire, Chace est tellement plus qu'un simple chanteur, par là il faut comprendre qu'il ne se définit pas par son métier, mais c'est sans doute ainsi que Eden a le plus de chance de savoir de qui il parle. Il est vrai que Chace a une certaine notoriété. Anton sourit doucement à son amie alors qu'elle parle, mais lorsqu'ils s'arrêtent, son sourire s'efface tranquillement. Oh, ce n'est pas qu'il n'est pas heureux. Au contraire, les paroles de la belle blonde lui font un bien fou. Il s'en trouve profondément touché, surtout qu'il sait combien les mots d'Eden ont une grande valeur. « Longtemps, j'ai été complètement amoureux de toi. » finit-il par dire. Certainement, il aurait pu dire autre chose. Ne rien dire peut-être. Il se contente de se remettre à sourire doucement, l'air évasif. Anton a toujours eu cet air, la plupart du temps du moins. C'est pourtant dans ces moments qu'il se sent le plus heureux, ces moments où il peut vivre le présent sans trop se laisser préoccuper par le reste. S'il dit cela à Eden, c'est simplement parce que c'est la vérité. Oh combien ça a été sa vérité ! En fait, il a dû tomber complètement amoureux d'elle dès la première fois où ils ont échangé quelques mois. Au fil du temps, son attachement pour elle s'est à ce point intensifié que la perspective d'une relation amoureuse s'est envolée de son esprit. Pour plusieurs raisons. D'abord, celle qui a fait de lui un célibataire endurci durant des années bien sûr, et en parallèle son envie de protéger Eden le plus possible de tout, pas seulement de lui. Puis, parce que voilà, être avec quelqu'un c'est toujours prendre un certain risque. On ne prend pas de risque dans une relation d'amitié aussi spéciale que celle qui les unie depuis des années maintenant.

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MessageSujet: Re: But if you try sometimes Ven 23 Nov - 13:54

    Évoquer son passé, le penser, le reconstruire en méditant, en ciblant l’acte de mémoire sur ce qu’a été notre existence, est une conduite mentale particulière, intime et le plus souvent secrète, qui se réalise dans un présent généralement discontinu et lors d’instants parfois proches de la rêverie. Certes, puisqu’il est passé le passé n’existe plus, mais en même temps, on sait tous qu’il ne peut cesser d’avoir été. Chaque homme, a écrit Georges Gusdorf, garde une sorte de droit de reprise sur ce qu’il fut. Et en réactivant la mémoire, nous pouvons le remettre en question. Ces processus de présentification sont le propre des reconstitutions méditatives de la mémoire. On n’évoque pas tout mais ce qui est le plus signifiant. Des événements vécus, souvent cruciaux, des situations et des paysages appartenant aux périodes dramatiques ou heureuses de notre existence, les uns relevant des circonstances historico-sociales de l’époque, les autres de la vie familiale, des aléas professionnels ou simplement de notre vie très intime, ainsi que nos conduites contemporaines, sont rappelés, mis en relation et soumis à notre esprit critique. Seulement, reconstruire les souvenirs du passé n’est pas seulement reconstituer. La mémoire n’est pas un polycopié d’images statiques mais un ensemble de processus dynamiques. La reconstruction ne se limite pas à simplement remémorer ce que nous avons vécu. Nos conduites passées, le souvenir que nous en avons gardé, nos ruptures et nos continuités, la signification que nous leur attribuons, sont en cause. Les reconstructions opérées par un acte de mémoire peuvent entrainer une sorte d’examen de conscience susceptible de consolider ou de modifier les significations de nos conduites. Qu’avait-elle fait ? De quoi avait-elle été capable ? Chaque être humain élabore des intentions visant le futur, des choix de vie, des projets qui fonctionnent comme des schèmes anticipateurs s’appliquant aux situations susceptibles de convenir à leur réalisation. Quel qu’ait été l’enjeu qu’en est-il advenu de ces projets ? Dans quelle mesure ses buts ont-ils été atteints ? Aurait-elle pu mieux faire ? Avait-elle véritablement réussi ou est-elle restée à mi-chemin ? Et si elle avait agi autrement ?...

    Ce sont des questions qui continueront à tourner dans sa tête aussi longtemps qu’elle aura à évoquer son passé. Même si elle ne le désirait pas, Eden restait étroitement attachée à son vécu passé, à toutes les choses et particulièrement les épreuves qu’elle avait connu. Passé lointain ou proche, elle vit avec, il vit en elle. Et s’il est handicapant quelques fois, c’est aussi lui qui lui permettait d’avancer, lui donnant ce droit d’être, ce droit d’exister. Ce n’est pas tant les joies qui font d’elle ce qu’elle est, mais les malheurs qui l’ont construit, qui pourraient même expliquer sa réussite professionnelle, mais l’échec d’une vie personnelle qui n’a jamais trouvé réel épanouissement. Pourtant, en évoquant son passé avec Anton, sa mémoire arrive à reconstruire des souvenirs de temps heureux. Ces derniers étaient eux même encrés dans des souvenirs malheureux. Et pour qu’elle puisse avoir de nouveau accès à eux, Eden avait besoin d’être accompagnée d’une personne qui partageait avec elle cette période, comme une mémoire collective dont elle était incapable d’actionner toute seule. Entre présent de l’un, et passé des deux, la discussion poursuivait son cours...Et l’on pouvait dire que cette dernière enrichissant la jeune femme, à la fois de souvenirs passés, de présent instantané. Entre révélation du jour et confessions du passé...

    « Chace... ? » Eden prenait un air pensif. Elle mettait là encore sa mémoire en marche pour retrouver quelque part dans sa boite ce prénom associé au métier de chanteur d’Opéra, certains jouissent d’une notoriété semblable à celles d’acteurs ou d’actrices. Ses sourcils se froncent légèrement alors qu’elle se tourne vers Anton. « Hm, ce ne serait pas ce jeune trop mignon qui, il me semble, fait aussi des défilés de mode ? » Par jeune, elle ne visait pas tant l’âge, mais plutôt le fait qu’il y avait bien un chanteur d’Opéra anglais qui se démarquait par son âge étonnant dans un milieu ou la plupart dépassent la trentaine. Oui, bon, finalement, c’était une question d’âge. En tant qu’actrice, elle avait souvent toutes sortes d’invitations à des spectacles et des défilés dont elle ne pouvait échapper. A présent debout l’un en face de l’autre, et suite à sa petite déclaration non calculée mais totalement spontanée, le visage d’Eden se crispait presque à l’écoute de ce que venait tout juste de lui révéler Anton. Ses traits se contractaient de surprise, d’étonnement, voilà bien une chose qu’elle n’aurait jamais cru possible ! « De moi ? » Il était encore assez difficile pour elle d’imaginer quelqu’un avoir été tombé amoureux d’elle, particulièrement à cette période ou tout le monde la voyait comme une fille trop bizarre, dont il était préférable d’éviter, plutôt que de fréquenter. « En voilà une révélation ! » Ses traits se détendent à présent, un sourire même vint se dessiner sur ses lèvres. « Je ne sais plus trop quoi dire du coup ! » Un rire l’a pris à ce moment, avant qu’elle ne se reprenne doucement, c’était si étrange d’avoir échos de cela bien des années plus tard. « Tu me caches d’autres choses dans ce style là ? » Ajoutait-elle à la fois amusée, mais tout aussi déterminée à fouiller...

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MessageSujet: Re: But if you try sometimes Ven 30 Nov - 4:15

Peu de choses intéressaient Anton lorsqu'il était plus jeune. En fait, il n'y en a longtemps eu qu'une seule. Ses souvenirs sont un peu flous, mais il se rappelle qu'il ne se passait pas une minute sans qu'il ne pense à la musique. Dans les couloirs à l'école, il fredonnait constamment et chez lui, il s'affairait toujours à satisfaire cette soif de connaissance musicale. Étrangement, il n'a jamais vraiment été tenté de devenir musicien. Sa place dans ce monde a toujours passé par la connaissance, l'appréciation de la musique actuelle et passée. Il avait toujours le nez fourré dans ses livres, dans la collection de disques de son père, puis un peu plus tard sur Internet. D'ailleurs, il ne s'est probablement jamais passé un Noël ou un anniversaire où ce n'est pas quelque chose en lien avec la musique qu'il a reçu. Il voulait tout savoir, tout connaitre et encore plus tout entendre. Des radios underground étaient ce qu'il préférait, ce dont il se nourrissait. À l'adolescence, il s'était joint à un groupe de jeunes de son âge qui en avait monté une et rapidement, il était devenu évident que ce serait ce qu'il ferait plus tard de sa vie. Ô combien de temps avait-il passé là-bas, à monter des émissions, à faire encore plus de recherches que celles qu'il ne faisait déjà pour combler sa curiosité personnelle, à découvrir encore plus de musique, histoire de la partager. C'est à peu près à cette époque qu'il a d'ailleurs commencé à s'intéresser aux gens. Avant ça, il en était presque complètement indifférent. Très jeune, son père l'avait maintenu dans une espèce de bulle en voulant bien faire, sans doute en espérant lui éviter des déceptions ou quelque chose dans ce genre. Tout compte fait, son père a toujours voulu le protéger et cela a eu de l'impact jusqu'à aujourd'hui. Il ne s'y était simplement pas exactement pris de la meilleure façon qui soit. La première personne qui l'ait vraiment intéressé est Eden. Peut-être s'est-il un peu reconnu en elle, en sa solitude choisie qu'il respectait et par conséquent, par laquelle il se sentait attiré. Malgré son manque d'ami plus jeune, il n'a jamais été quelqu'un de bien silencieux. Anton a toujours eu ce don d'être remarqué, que ce soit pour le meilleur ou pour le pire. Et comme on dit, les contraires s'attirent.. En tout cas, Eden lui plaisait. C'était bien au delà d'une attirance physique, d'ailleurs ils étaient encore bien jeunes lorsqu'ils se sont rencontrés, mais c'était une attirance de l'âme. Son côté humain, sa sensibilité.. Toutes ces choses qui l'ont d'abord touché et qui continuent de le faire à ce jour.

Anton se met à rigoler tout en haussant les épaules lorsqu'elle le questionne de nouveau sur l'identité de son petit ami. Apparemment, elle est arrivée à deviner de qui il s'agit avec ce seul prénom et ces quelques indices, car la description qu'elle en fait... colle plutôt à Chace ! « La description me semble convenir.. » Il y a quelque chose de tellement bizarre à parler ainsi tous les deux de leur vie amoureuse, du temps qui passe... parce qu'inévitablement, c'est ce qui sous-tend tous les autres sujets. À vrai dire, Eden doit être l'unique personne avec qui il partage une aussi grande période de sa vie... À peu près tout ce qui a compté. Tout ce qu'il y a eu d'heureux, car sa toute jeune enfance a été marquée par la mort de sa mère et des jours plutôt sombres. En fait, ça lui a toujours fait un peu bizarre d'en parler ou simplement d'en savoir. Eden n'a jamais été très bavarde en ce qui la concerne elle, mais il ne suffisait à Anton que de jeter un rapide coup d’œil aux magazines people pour connaitre l'état des choses, du moins une version de la réalité de celle-ci, de la relation de son amie avec l'ancien batteur des Black Stones. Il y a toujours vu quelque chose d'un peu ironique en fait, même s'il a toujours gardé ce fait dans sa tête, qu'Eden sorte avec un musicien de renom.

De nouveau, il se met à rire en l'entendant. C'est bien Eden, de ne pas y croire, de ne rien voir.. Mais franchement, cela le surprend, car il était peu subtil dans ce temps. Il la regarde, tendrement, avec amusement. « Ne viens pas me dire que tu ne t'en doutais pas... » En tout cas, lui se souvient de cette époque. Il n'y avait bien qu'elle qui comptait pour lui, elle qu'il ne voyait. D'ailleurs, ce n'est pas forcément quelque chose qui a changé. Anton continue de la considérer comme son âme soeur, comme la personne de laquelle il est le plus proche malgré tout ce qui peut se passer dans la vie. Il n'a pu se détourner de cela que le jour où il a rencontré Morgan, où il est tombé amoureux de lui. Et lorsque ce dernier est mort, il n'a plus eu envie de quoi que ce soit ! Seul son affection pour Eden continuait d'exister. Ceci dit, cela fait partie des sombres périodes de sa vie et comme il se sent léger, comme la présence de son ami agit sur lui comme un rayon de soleil malgré le froid et malgré la tiédeur de leur début de rencontre, il a envie de conserver l'atmosphère agréable. « Tu sais quoi, je crois bien avoir épuisé mon lot de surprises et de secrets... Ce serait plutôt à ton tour à présent. » termine-t-il, toujours souriant.

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MessageSujet: Re: But if you try sometimes Dim 16 Déc - 16:47

Topic terminé

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